19 février 2009
L'aube cuivrée
7h00, le réveil n'a pas encore sonné, il reste 5 minutes avant de
devoir ouvrir les yeux et pourtant je me lève sans y penser, les pieds
se posent près du lit, je me sens frais et reposé, je porte mon regard sur cette
pièce encore dans la pénombre, j'ai laissé le rideau ouvert et je
distingue les lumières allumées des appartements d'en face.
Il fait un peu frais dans la cuisine, la fenêtre était restée entrouverte, et je frissonne un peu. Pieds nus je mets la cafetière en marche
et me dirige vers la douche... Il règne dans l'atmosphère comme une
sorte d'hébétude nonchalante, sereine et veloutée. Le rêve de cette
nuit me berce encore, je m'en souviens avec netteté et me dis que les
idées brumeuses des jours passés s'évaporent sans autre forme de
procès.
L'aube pointe son nez, il est 7h30 et je me mets en route pour aller
travailler, les rues sont vides, le café du coin est déja ouvert et un
homme trempe les lèvres dans son café. Le ciel est cuivré et des
pointes de bleu se dessinent entre des filaments rouges. L'air frais me
picote les joues, j'ai à peine le temps de le sentir que je m'engouffre
déjà dans la bouche de métro. Le temps file au son du ronron des
wagons, les sonneries qui résonnent et les portes qui se ferment. Les
stations défilent tandis que je suis plongé dans la BD "Le
photographe", récit d'un voyage qui me laisse rêveur tandis que mon
train train fait son "métro boulot dodo". Mes yeux pointent une larme
que je laisse glisser le long de ma joue. Je sens le contraste entre
ces hommes qui font de leur vie une histoire pleine de sens et ce
quotidien dans lequel je me complais. Il y a des moments où le sens des
jours perd toute consistance, comme si dans nos vies il manquait
quelque chose...
Je laisse mes idées se faire vagabondes, mes pensées se bercent de
voyages passés et à venir. J'ai soif d'aventure et d'inconnu, des
impressions étranges se mêlent à mes sourires, il y a dans l'air de
cette journée comme un sentiment d'inachevé et d'incertitude...
02 juin 2008
belle...
Elle a le sourire de Wallace avec Grommit lorsqu'il fait des bêtises. Et un rire qui vous rentre dedans sans crier gare. Un rire qui sent bon et pétille comme un perrier dans un verre. La lumière de ses yeux porte au loin. Et sur ses lèvres toujours des bouts d'histoire. Comme un dessert fondant, image d'enfance, un bout de mémoire...
23 février 2008
Une danse après le Tango
J’aurai aimé te dire que ce qui compte c’est de partager l’instant, cet instant où je sens une communion dans l’élan, Dans ce qui nous attire pour le beau, l’infini, lorsqu’un regard suffit pour comprendre que c’est maintenant, là sur le temps, comme un flottement avec la source même, celle qui parfois nous manque tellement, celle qui nous tire au-delà de la solitude, au-delà de notre jardin là où rien ne pousse encore, ce vide, ce néant.
06 octobre 2007
Pensée pour S...
J’ai l’esprit ailleurs, une musique mélancolique aux oreilles, et mes pensées ne peuvent se détacher de toi. J’ai ton sourire dans le cœur, et ce dernier te réclame de toute son âme. J’ai l’impression d’assister aux sanglots d’un être agonisant tellement mon besoin est grand. Je devrais certes m’en détacher, ne plus y penser et vivre le présent comme je le fais si bien en ta compagnie, mais non, je ne peux m'en écarter...
Etrangement
mes espérances se dirigent toutes vers toi, comme des milliers de fils qui se
tendent à ta pensée, j’ai envi de voyager en ta compagnie, de t’emmener dans
des pays lointains, là où tu ne pensera plus à lui, plus à la douleur qui
chaque jour te noircit la voix… j’ai l’impression d’être un baume de vigueur et
de sourire à tes côtés, je te fais du bien tout simplement, mais une fois que
je te dis au revoir, j’ai de nouveau ton absence dans le cœur, cela fait peu de
temps que nous nous ouvrons l’un à l’autre, je songe à nos corps qui dansent, à
la lueur de tes yeux, aux sourires de tes lèvres. Je sens ta douceur qui
transpire en moi, tu m’inspires…. Je souhaite être avec toi pour un instant, là
tout contre toi, te prendre dans mes bras alors que ta joue se pose sur mon
épaule, j’ai envi d’un souffle te faire parcourir le ciel, que les étoiles
chantent pour nous deux, que le destin nous fasse partir à deux vers une vie pleine
de merveilleux.
J’ai cette phrase que je ne t’ai pas envoyé de peur de tout rompre, de te brusquer, de te perdre… toi la rencontre qui a fait changé en moi un écho que je croyais avoir oublié… oui, ça scintille dans mon cœur et tu n’y ai pas étrangère… bien loin de moi, j’ai envi de toi… juste envi de toi…
08 août 2007
Hymne à la bohème
Voilà une musique qui me chante à l'oreille
Comme un refrain de tous mes jours
Un hymne au voyage et au hasard
Aux chemins qui se croisent et à leurs détours.
A cette nostalgie qui
nous fait devenir romantiques,
aux parfums qui se dégagent sans pouvoir les saisir
a l'instant du coeur, quelques notes de musique
Les yeux brillant au fond d'un soupir....
Par une brise légère,
les idées s'envolent,
les pas se bousculent, comme une voile gonflée à se fendre
emportant dans sa mature, les rêves ensoleillés
et des parfums exotiques d'un étranger que j'aime apprendre.
29 juillet 2007
Le monde avec S...
Tu m’as laissé comme sur un nuage.
C’était le lieu et l’instant, comme 2 trajectoires qui se rencontrent.
Chemins différents pour un passé qui se mêle dans son essence,
Un parfum de magie dans l’air trouble mes sens.
Je songe à tes yeux qui brillent d’un éclat sublime,
Le ciel de mes espérances reflète ton regard.
J’aime sentir ta présence dans ces souvenirs.
Maintenant est une pensée des plus intenses.
Je me régale de nos instants avec un sourire rêveur,
Une mélodie de petruccini s’insinue dans l’ambiance.
Un ton de velours sur un air de blues au ton démodé.
Ca chante en moi sur un rythme égayé.
Que de sourire pour un partage sans limite
Ouvert et exprimé, j’ai le sentiment de vibrer.
Une corde se tend pour une flèche décochée.
L’instant est présent dans un éclair de clarté.
A la solitude de cette soirée, où se mêlent des accords harmonieux,
Que de charme et de spontanéité, j’ai envi de danser,
Te faire sourire comme si le temps s’était arrêté.
Toi qui prend d’un air décidé, le tournant des destinées,
Comme une reconquête d’un bonheur égaré,
Nos moments étaient un écho d’un souvenir passé.
Il me prend à espérer, qu’il existe un demain pour te revoir
C’est comme la chance d’une rencontre sans le savoir
Inattendue, invoquée, venant de nulle part.
Ce trouble lève le voile sur un cœur dans l’espoir.
Qu’il existe au-delà des mots des choses inexpliquées,
Un sentiment subtil qui éclot des mystères du hasard.
07 mars 2006
Note de regret
Comme il est triste de croire et d'espérer
Que ce que l'on pourrait apporter
N'est jamais attendu chez qui on veut aller.
Alors on cherche, on pense trouver
Une porte ouverte, un espoir à combler
Aujourd'hui je retombe en les voyant fermés.
Pourtant les rêves des autres ne me font pas peur
J'ai la force de le faire, ça j'en suis persuadé
Mais je reste paralysé puisque pauvre et sans clé.
15 février 2006
Le vent souffle sur un jour sans horizon
Au creux de l'oreille il s'engouffre et tourbillonne comme un
oiseau battant des ailes. S'emparant des joies, des peines et de tout sentiment. Emportant dans son
ventre les soubresauts de sourire ou les perles de larmes. C'est un compagnon tumultueux emprunt d'un air qui se veut fort et puissant. Soupirant sans cesse à l'oreille des mots taquins comme pour signifier sa
présence dans le silence.
Gardien d'une terre qui n'existe qu'en fermant les yeux, il touche et caresse à
coup de bourrasques les cheveux. Faisant oublier le temps présent, et murmurant
sans cesse un appel au loin... Si loin qu'il n'y a rien pour le retenir et on
l'oublie dans l'attente d'un retour soudain...
Partir de rien et trouver le vent, impalpable, insouciant et imprenable...
Comme une forteresse mystique que dessine les nuages et s'envolent comme un
essaim à l'horizon, cet horizon qui ne se voit qu'avec le cœur sans aucune pensée
pour demain.
12 février 2006
Hymne au baiser
Parce que la distance qui s'épare nos lèvres fait partie d'un voyage.
Il y a des mystères qui ne se content pas mais vivent entre deux mondes
C'est un puit de délice où chaque jour j'ose puiser
Pour laisser un gout de bonheur qui me tient toute la journée.
Nos corps se rapprochent à cette invitation l'un de l'autre davantage...
A l'envie qui frémit dans nos âmes,
les caresses de nos pensées nous appelent
Et jouent sur une corde que le coeur sent vibrer.
Alors d'un mouvement sans pareille,
Il y a cette chaleur exceptionnelle qui attise les sens
Et comme un écho venu de nul part, nos lèvres s'effleurent,
Se touchent et s'unissent dans le silence...
C'est une découverte qui se cueille chaque jour,
Au seuil de tes mots, je découvre un horizon unique
Parsemé de paillettes et d'éclats joyeux, humides et voluptueux
Qui sourient et se distillent dans le calice de mes voeux ...
03 février 2006
Mot sur l'oreiller
Pour un mot doux sur le papier, je n'ose imaginer
combien de baiser...
Aux fleurs de ta peau, les caresses se transforment en pétales voluptueux,
Et sur le champ de tes soupirs, mes lèvres s'ouvrent pour t'accueillir.
Dans tes bras par une douce nuit, tu m'émerveilles à en mourir.
Je m'imprègne de tes sens et du mouvement de ton désir,
Y savourer ce monde enchanteur ou chaque jour j'ai envi de te cueillir.
Toi mon tendre amour, tu me portes toujours dans une flamme qui scintille,
Et telle les étoiles un soir d'hiver je retrouve la voix d'un poème imaginaire.
Ah qu'il me sied à ravir de bercer mon âme à la penser que tu m'inspires.