Au fil de la plume

08 juillet 2010

Etretat et ses falaises

Ce matin...

Je rentre à peine d'une escapade en pays Normand, nous sommes en plein milieu de semaine et pourtant... hier soir j'étais en face d'un coucher de soleil sur une mer d'un bleu intense, les étoiles s'égrenaient comme des diamants dans le ciel. J'ai fait un Aller - Retour dans la nuit, entre la capitale et la côte normande... marquant dans la semaine une rupture qui sonnait comme un contre-temps. J'ai les yeux qui piquent du manque de sommeil, mon esprit vogue à la dérive, et un sourire se dessine sur mes lèvres...

Ce matin, mes pensées semblent enlacées dans une ronde douce et voluptueuse, elles se frôlent et replongent de plus belle dans le maelström d'un inconscient qui profite du peu d'heures de sommeil pour prendre sa revanche. C'est alors ma conscience des choses qui se voile. Le bruit du métro me semble lointain, les visages fermés ont presque un air comique, comme s'ils devenaient ridicules à force d'être "sérieux"... J'ai un sourire qui flotte sur mes lèvres, le balancement de la rame me berce, et je regarde cette foule avec détachement, comme si ce court voyage m'avais séparé de cette masse, de son tumulte, de sa tristesse, son stress... bénéfice de l'escapade !

Je songe au même instant à ce court répit que nous nous accordons parfois, à ces instants presque volés au quotidien du métro, boulot... J'ai la mer en tête et son coucher de soleil, le bruit des vagues et du ressac, le cri des mouettes et la douceur de la nuit, un flot de sensations qui se prélasse à la limite de mon horizon, embaumant ma conscience d'un parfum délicieux...

Ces sensations restent fugaces et intemporelles, comme appartenant à un rêve. J'ai du mal à me dire qu'elles sont réelles. Tellement l'instant était court, intense, ivre de caresses, ivre d'un paysage somptueux. Le manque de sommeil me laisse à la frontière d'un monde où l'on se délaisse des petits tracas,  où le plaisir se mesure dans l'instant. Mes collègues me semblent étranger, je rêvasse et me prélasse sans m'inquiéter... Je vis un étrange détachement qui se marie bien avec "sérénité"... j'aime ces instants de grâce, ils font parties des bonheurs secrets, ceux que l'on garde pour les jours de disette, lorsque le voile de nos quotidien ne permet même plus de voir le bout de son nez...

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14 février 2010

Valentine's Day

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.. c'était hier, j'ai ouvert les yeux et depuis mon lit j'ai entraperçu par la fenêtre de la cuisine la lumière du jour. C'était une lumière douce et caline, dorée et assez chaude, une lumière qui fait ressortir les ombres et les volumes, une belle lumière pour un matin photo. Saint Valentin aidant, j'ai pensé à un certain ange qui trône dans le cimetière de Montmartre. J'ai pris un café chaud rapidos et mis mes mitaines après avoir vérifié ma batterie d'appareil.

Chemin faisait, j'avais en tête de saisir les instants "Saint Valentin", une rose ici, un fleuriste là, un couple enlacé, qui sait.. un coeur rouge gorge... que sais je... au hasard de mes pas, je suis tombé sur quelques scènes, prises à l'improviste, parfois trop rapidement, trop flou, trop.. quelque chose qui me fait dire, tant pis... rendez vous au prochain instant. J'ai continué à suivre mes pas avec dans le coeur l'espoir que j'arriverai bien à saisir un ou deux instants... les photos ne tombent pas du ciel et il faut souvent une détente rapide, un oeil aux aguets, un peu de chance et puis quelques feelings qui parfois.. ne sont pas là...

Je suis passé au dessus du cimetière de Montmartre en prenant le pont qui mène à la place de Clichy. Il y avait un manteau blanc qui recouvrait encore les dalles, les tombes et les pavés. Un gisant prenait presque froid, l'endroit était calme et serein... j'ai eu un sourire en me frottant les mains... hum hum ça sentait bon le clic clac photo qui me va bien.

Hélas, en arrivant devant l'entrée, les grilles du cimetière étaient closes pour cause de verglas et j'ai eu un petit pincement au coeur... je ne me suis pas attardé, un couple râlait dans son coin en essayant de choper un agent communal. J'ai quitté rapidement l'ambiance et me suis dirigé vers Abbesses.

J 'ai continué ma ballade, de ci,de là, en suivant le vent... je guettais les instants, en chasse d'un couple, d'un baiser, d'un banc public où, comme sur une île déserte, les amoureux se délivrent leurs mots doux, se donnent des caresses, ou simplement un toucher des lèvres, ou plus franchement se font tourner la langue devant un carroussel...

En sortant du parc où il y a ce mur des déclarations place des abbesses, j'y ai trouvé mon bonheur, ou plutôt l'image qui me trottait dans le coeur depuis ce matin, la lumière était douce et venait carresser leurs lignes entrelacées, j'ai pris à peine le temps de régler l'appareil et j'ai appuyé sur le déclencheur que déja ils semblaient se dissiper, un couple est passé devant l'appareil... j'ai jeté un regard, ils se levaient... un frisson m'a parcouru, je me demandais si c'était dans la boite...

Un peu plus tard lorsque j'ai épluché mes photos, j'ai retenu celle des amoureux sur le banc... c'était un dimanche de Saint Valentin et au petit matin il y avait une lumière douce et dorée, une ballade qui est passé comme un songe à peine effleuré, mon sourire est aujourd'hui sur mes lèvres, car j'ai le souvenir d'avoir ceuilli ma rose et son parfum est resté gravé...

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17 décembre 2009

Paris, Dame blanche

J’ai passé la porte de l’immeuble ce matin, il y avait des pépites blanches dans l’air, elles voletaient comme des papillons, mon nez a senti l’air frais, mes yeux se sont ouverts en grand… un sourire se dessinait en silence… mon regard s’est porté sur le pavé couvert de neige… Paris s'habillait de blanc !


J’ai repensé au souvenir de ce temps, où, au métro Blanche, j’avais parcouru tes ruelles avec le son des souliers qui craquaient sur ton manteau blanc ! En ce jour, quel régal par ce frais matin, l’aube se voilait derrière une danse de flocons, les passants ralentissaient le pas, un enfant a levé les yeux au ciel pour goûter aux flocons qui fondaient sur son visage, sa maman lui tenait la main et regardait son fils avec un sourire aux lèvres.


Une atmosphère qui s’égare lorsque j’ai franchi les portes du métro, mais lorsque, arrivé en gare de François Mitterand, le bout du quais avait une couche de neige à l’endroit où l’on peut encore voir le ciel. Il n’y avait personne et j’étais comme un enfant, seul dans ce monde où les rêves nous bercent comme au premier matin, le visage souriant. 


Sourire rêveur, sourire pour ce manteau blanc, sourire de ce silence qu’inspire la neige, sourire couvert d’un voile pur et réconfortant… Aux fêtes qui s’annoncent et aux boules de neige qui volent sous la main des enfants, aux plaisirs de l’hiver et de son froid prenant, emmitouflé sous la couverture ou en rire en glissant sur les pentes de Montmartre, Paris dame blanche vous me faite poète, l’espace d’un instant…

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19 novembre 2009

Ennui... quand tu nous tiens

A deux on est plus fort pour s'accompagner dans l'ennui, et pourtant...

Ennui, perle d'un instant vide, remplis de rien, comme une table vierge sur laquelle l'artisan de nos pensées ne sait que penser. L'instant qui dure, l'ennui est là, on l'endure. A deux, silence de parole, silence...
Vide qui fait tournoyer l'esprit, lasso fou qui se déploie sans former un tout.
Brume de pensée, une onde qui nous lie à nous-même, silence au lasso, silence d'un entre saison, ennui qui souffre, ennui qui se fait doute, ennui de vie...
Ennui sur un battement de cœur, un souffle d'infini, instant silence, ennui qui doute, ennui qui souffre, ennui sans vie...

Ennui, frère de silence, instant qui tue et qui crie, ennui au milieu de la nuit... les yeux se ferme mais le repos est loin et souffre à sang et à crie.

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25 octobre 2009

La demeure des siècles

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Comme quoi il existe en ce monde des lieux pour lequel le mot sanctuaire prend tout son sens.  C'était ce dimanche par un après midi doux et ensoleillé, je me baladais en voiture dans un coin de la brie, et fort d'une impression sans préavis, je me suis arrêté dans ce petit village... J'y ai découvert un bout de château égaré dans un village discret. Un village de la brie au milieu des champs et à flanc de forêt. Un havre où les voyageurs ne prennent pas le temps de s’arrêter car sans doute trop anonyme. Il y a à travers ce village comme un esprit de passage duquel il faut se soustraire pour prendre le temps d’apprécier, son calme, sa douceur et ses fleurs épanouies.

Dans ce bout de village où les maisons sont de pierre, avec des petits jardins coquets, se dessine la flèche d’une église. Une église dont la majesté tient dans sa simplicité, non pas austère, mais sage comme une dame âgée.

Il y a un passage avec un chemin de gravier couleur de sable qui longe le mur de la propriété. Au loin on distingue la cime de certains arbres qui ont dû traverser les siècles. Ils forment un ensemble harmonieux et coloré aux couleurs de l’automne. Il règne dans leur ombrage un esprit qui a su résister au temps, une sagesse règne en souveraine, là au milieu de leurs feuilles disséminées sur le sol, sous les rayons d’un soleil de fin de journée, une lumière divine et immaculée.

Il y a dans un coin un peu à l’écart un saul qui pleure, sa toison est aussi dense que de la laine, comme un buisson touffu et vert, on le dirait couvert d’algues. Il est maigre, tordu et lorsqu’on se penche sous sa coupe on y distingue des branches qui forment un entrelacement curieux. Mais dans son antre, y règnent les souvenirs d’antan, on imagine aisément une table de fer forgée pour accueillir les visiteurs avec une limonade fraîche, le peintre qui s’assoit pour contempler le jardin, ou encore les enfants taquins qui jouent à cache-cache ou chat perché entre les plis de ses bras noueux.

Et puis, face au parc, assise en face du coucher de soleil, la bâtisse rectangulaire se dessine d’un seul bloc, des fenêtres hautes longent la façade de manière symétrique, les volets sont clos dans un bois qui commence à souffrir du passage des saisons, Il y a trois marches qui mènent au palier, trois marches de pierre écornée où résonne encore le son des bottes d’équitation ou des ballerines des enfants. Elle demeure comme un navire sur une grève, gardienne des lieux, gardienne de ce temps passé qui se devine dans sa devanture quelque peu érodée, gardienne d’un temps où les chevaux étaient les compagnons des hommes, on a l’impression d’entendre encore le son des sabots ferrés, des roues des carrosses qui grincent ou encore le son du cocher qui hèle les passants.

Entre les interstices des volets branlants, on y devine les soirées passées à la bougie et au feu  de cheminée, d’un vieil homme assis dans un fauteuil, une pipe à la main en train de lire le journal. D’une dame de chambre servant un thé fumant ou encore d’un artiste dessinant sur une aquarelle un paysage d’un autre temps. On devine dans son parc disséminés comme des îlots, les nappes à carreaux, les paniers d’osier remplis de victuailles, de ces après midis d’été où l’on partage un bon vin sous un ciel d’or et de nuages qui se baladent dans l'azur tranquillement.

De ces images demeure l’impression persistante d’un lieu qui a perdu de son éclat sans en perdre sa profondeur, que ,de ces mystères enfouis, il n’attend qu’un regard pour reprendre vie. De cette impression, mes yeux se faisaient baladeurs, et je laissais les images affluer comme une source de vie. Ainsi sur tes écorces sans âge, j’ai laissé une caresse, les yeux à demi clos, comme un rêve à peine évanoui. Qu’à la douceur de ton herbe je me suis enfoui le nez et le visage, et qu’il règne en ta présence, un parfum d’un âge s’enfonçant peu à peu dans l’infini…

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22 octobre 2009

Paris Prévert

C'était une après midi d'octobre, le temps était encore doux et les couleurs dans le ciel diminuaient peu à peu pour dorer les pavés de la ville et rendre la cime des immeubles luisante d'or et d'argent. La ville connaissait son tumulte ambiant, les bruits des moteurs et des klaxons agressaient les oreilles d'un son tonitruant, les passants se bousculaient sur les trottoirs, il y avait une agitation propre à cette heure où les touristes croisent les gens qui sortent du boulot.

 

Une agitation qui disparaît lorsque l'on passe la devanture de cette rue magique où des artistes ont élu domicile, loin de 50 mètres de la rue, on a l'impression de passer à un autre temps. Au fond de l'allée sur la droite, une grille de fer forgée accueille le visiteur. Il y a ensuite une atmosphère de vieux bois, de plancher qui grince, d'un escalier en colimaçon avec une rampe en fer, de fenêtres qui ont passé l'âge , où l'on devine de minces courants d'air, un lieu qui rend la suite improbable et pourtant...

 

Je suis entré dans l'antre du poète, de son quotidien, de son lieu de travail, de vie et d'échange, de ces lettres qui traînent encore éparpillées dans un tourbillon de souvenir, des livres à l'odeur de l'ancien donnent au lieu des couleurs de vieux vin, d'endroits secrets où l'on devine encore l'écho des muses de l'écrivain. Une visite qui passe par le chemin qu'un homme peut faire au cours de sa vie, de ses aspirations, ses doutes, et la somme de ses lendemains.

 

Témoignage d'une époque, d'un esprit, ce lieu est aussi un endroit où l'intemporel y trouve sa place, de fait, on a l'impression de passer d'une époque à une autre, du brouhaha de la ville, en un pas on passe à un monde où le tumulte de la ville s'éteint, remplacé par le chant des oiseaux, des papiers jaunis, des toiles de maître qui apparaissent au détour d'une page d'un livre. Il y avait le chant des feuilles que l'on manipule avec soin, de ce silence qui règne lorsqu'on dévoile une oeuvre ou un écrit déposé sur un bout de papier, de ces silences qui font tout le plein, le plein de sensations nouvelles et enivrantes, de ces sensations qui vous gagnent par la force du coeur autant que par la passion qui animait mon guide pour me faire découvrir le secret de ces lieux, de son amour pour l'oeuvre et l'écriture, j'ai reçu plus que ce que je n'aurais cru, un moment intemporel, où le rêve trouve sa réalité, où le plaisir de partager recèle dans son essence, le parfum d'une grande humanité...

 

Aussi, c'est avec un coup de chapeau sous forme de révérence, que je dédie ces lignes, à un auteur et son assistante farfouilleuse, à la demoiselle qui laisse une ombre joyeuse, entre les plis de son sourire et les oeuvres entre ses mains, j'ai goûté au bonheur de l'art... il résonne encore au fond de mon oeil, une couleur qui fait ressentir le plaisir, l'échange et la douceur d'un moment serein.

 

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19 février 2009

L'aube cuivrée

7h00, le réveil n'a pas encore sonné, il reste 5 minutes avant de devoir ouvrir les yeux et pourtant je me lève sans y penser, les pieds se posent près du lit, je me sens frais et reposé, je porte mon regard sur cette pièce encore dans la pénombre, j'ai laissé le rideau ouvert et je distingue les lumières allumées des appartements d'en face.

Il fait un peu frais dans la cuisine, la fenêtre était restée entrouverte, et je frissonne un peu. Pieds nus je mets la cafetière en marche et me dirige vers la douche... Il règne dans l'atmosphère comme une sorte d'hébétude nonchalante, sereine et veloutée. Le rêve de cette nuit me berce encore, je m'en souviens avec netteté et me dis que les idées brumeuses des jours passés s'évaporent sans autre forme de procès.

L'aube pointe son nez, il est 7h30 et je me mets en route pour aller travailler, les rues sont vides, le café du coin est déja ouvert et un homme trempe les lèvres dans son café. Le ciel est cuivré et des pointes de bleu se dessinent entre des filaments rouges. L'air frais me picote les joues, j'ai à peine le temps de le sentir que je m'engouffre déjà dans la bouche de métro. Le temps file au son du ronron des wagons, les sonneries qui résonnent et les portes qui se ferment. Les stations défilent tandis que je suis plongé dans la BD "Le photographe", récit d'un voyage qui me laisse rêveur tandis que mon train train fait son "métro boulot dodo". Mes yeux pointent une larme que je laisse glisser le long de ma joue. Je sens le contraste entre ces hommes qui font de leur vie une histoire pleine de sens et ce quotidien dans lequel je me complais. Il y a des moments où le sens des jours perd toute consistance, comme si dans nos vies il manquait quelque chose...

Je laisse mes idées se faire vagabondes, mes pensées se bercent de voyages passés et à venir. J'ai soif d'aventure et d'inconnu, des impressions étranges se mêlent à mes sourires, il y a dans l'air de cette journée comme un sentiment d'inachevé et d'incertitude...

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05 janvier 2009

Paris la blanche

Je rentre par le métro de la ligne 2 après une soirée cidre et galette des rois, les mains dans les poches et le nez collé à la vitre, j’ai l’impression de revivre la passion de la neige lorsqu’on est enfant. A côté, les gens frissonnent et se couvrent le nez, les mains recroquevillées dans leurs moufles molletonnées. Avec ses façades et ses congères sur les toits de zinc et de fer paris s’emmitoufle d’un manteau de neige, les lumières des néons vacillent et dansent au passage de la rame, j’ai le cœur aux aguets… 

Je sors à blanche, et la place est couverte de neige, un épisode rare pour un clin d’œil où les mots trouvent leur place avec le décor improvisé. Et quelle atmosphère ! L’air est limpide et doux au regard, les lumières du boulevard de Clichy se reflètent un peu sur le pavé froid. Il n’est pas encore minuit et il n’y a personne dans les rues, le bruit des voitures s’est tu, le manteau de neige et de gelée les laisse recluses sans pouvoir faire vrombir les moteurs. Tout n’est que calme et volupté, Paris la dame blanche est en tenue de nuit, Paris, toi qui te poudre le nez… et mes pas sur le pavé, qui craquottent et jouent avec les petits monticules de neige, envoient valser de la poudre blanche, et s’écrasent sur la chaussée.

Je me sens pris d'un excès de folie et ne me rend pas compte du froid, mes pas avancent sur la rue Lepic, au fur et à mesure, je vois les devantures constellées de lumières, de gens qui s’emmitouflent, de petits garçons qui regardent à la fenêtre les passants pressés. Pressés de rejoindre un feu douillet, une théière sur une plaque chauffante, ou encore la couette de noël qu’on n’a pas encore installée. Et mes pas trébuchent, jonglent avec un équilibre précaire. Je glisse et me reprend, danse dans tes rues, à toi paris, amante de mes pensées, tu me déséquilibres et me fais tournoyer.

La ballade ne serait parfaite sans la visite de la butte Montmartre et de son vieux quartier. Après quelques escaliers en pierre gelée et des rambardes qui sentent le fer frigorifié, mon regard se pose sur la place du sacré cœur. Les lumières de l’édifice se marient magnifiquement avec la pelouse gelée, on y voit des traces d’enfants qui s’y sont amusés avec des luges ou encore des mots écrits avec le bout des pieds. Et toujours ce silence, cette paix, Paris silencieuse, tu résonnes avec mes pensées, pensées de lumière et de couleur blanche et nacrée, couleur vivante dans une ville éprise de liberté. Car libre comme l’air je parcours tes rues et tes passages… Complice d’un vent qui pique et remue le cœur, un vent qui se sent chez lui en caressant de sa main froide mes lèvres gercées.

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Sommeil de nuit

Il est quatre heure moins le quart et je suis surpris de constater l'heure, une heure si "au milieu de la nuit", une heure entre chien et loup, une heure qui fait partir le sommeil comme un vent écarterait la brume, et pourtant il y a peu, je fermais les yeux pour rejoindre Morphée. Étrangement j'ai les doigts qui me jouent des tours et des envies d'écriture, des envies qui laissent sur les notes du clavier comme une trace indélébile. Une trace qui mérite d'être écrite, comme de ces matins où l'on se sent l'âme vagabonde et qu'il ne faut pas laisser échapper. Et c'est à toi que je pense, peut être en ai-je rêvé, peut être simplement la journée passée, peut être tout simplement ce goût d'aventure qui fait traverser le paris en prenant un train de nuit... je ne sais...

 

J'ai cette image en tête et mes premières pensées se font danse, Tango, échange et sourire, je pense à cette photo, une photo prise il y peu et pourtant j'imagine qu'on peut la retrouver à toutes les époques, à tous ces moments présents où le regard se fait "deux". De ces moments qui se veulent en eux-mêmes : beaux, simples et à partager... A partager, comme une après midi simple où les chats se cajolent, un moment dans l'intimité de chacun, un moment qui se veut matin, un moment qui s'écrit une nuit dans Paris.

 

Il y a du bon à vivre et à laisser ici quelques mots, comme ce sourire qui s'écrit alors que se joue un dernier Tango, avant que les mains ne se rejoignent pour applaudir et briser dans leur éclat l'instant de ce sourire, un moment suspendu entres deux eaux, entre deux jours, là au milieu de la nuit, c'est un peu ce moment qu'on retrouve en regardant le chef d'orchestre lorsque, tendant la main et ne mesurant pas encore le tempo, l'orchestre attend dans un souffle le départ ou la note final, peu importe, il est de ces moments qui restent inscrits parce qu'on veut bien les écrire. Ils font partie de ces peuplades de l'éphémère, et, par leur nature, donnent à l'œil qui se pose sur l'un d'entre eux, un parfum intemporel sur une note de douceur, de calme et de repos.

 

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19 novembre 2008

Otros Aires

Otros Aires…

A l’occasion d’un concert qui s’est donné au Cabaret Sauvage, le groupe qui ravit nos soirées méritait sans doute quelques lignes, une dédicace à un esprit nouveau Tango…

Il y avait dans cette soirée un air suave et langoureux, un air qui fait de nous des participants anonymes, un air qui vous fait penser à de lointains espaces, à la richesse de faire des pas à deux, de partager l’instant présent, de savourer le temps d’un tango, l’échange qui perle au fond des yeux. Plaisir de voir ces sourires qui se dessinent lorsque les pas s’accompagnent naturellement et font de l’instant un théâtre vivant. Celui de nos scènes de danse où les corps se rejoignent dans l’élan, mains jointes, pas langoureux, tons colorés sur une musique prenante, ennivrante, comme un air de vin vieux.

 

Une soirée concert aux lumières tamisées, aux miroirs qui réfléchissent sans y penser, à la chaleur de son parquet et sa Rosace au milieu. De cette troupe de gens venus de différents horizons qui partagent en cet instant, le rythme et la musique d’un air différent. Il y avait dans l’ambiance une époque lointaine par les tons et les décors de cette salle pleine de vibrance. Une salle ronde comme sa piste au cœur battant, des carrés de fauteuils au cuir rouge et tanné, on rit autour de la table, on déguste son vin, ou encore on s’égare dans la contemplation des couples qui dansent en son milieu.

Il y a des couples qui s’appellent du fond des yeux, des femmes le menton posé sur une main en attente, des regards qui se frôlent, se croisent et s’oublient. L’ambiance était légère et savoureuse, cela venait sans doute de cette salle qui nous fait revenir cent ans en arrière, dans ces années mythiques où le tango était encore à ses balbutiements. On retrouvait pour cette soirée des danseurs avec des chapeaux de feutre sur des visages à la peau ridée, des femmes en tenue légère, aguichante et sensuelle, des pas de Tango qui valsent, qui tanguent, se séparent et se rejoignent. Semelle de cuir ou de satin bleu, couleur dorée ou simple noir, toi, Tango de cette nuit, tu étais un vrai tableau vivant.

Au-delà de ces images, se mêle la musique d’un tango nouveau, un tango fort et puissant qui joint électro et bandonéon déchaînés, un air d’antan mêlé à un rythme délicieux et percutant. Ainsi, ce groupe qui fait l’ambiance de nos milongas du vendredi était à l’air libre, à l’air d’un concert où les danseurs s’improvisent avec les musiciens. De cet air qui fait le sourire de chacun, de cet air où l’énergie du groupe qui se tient sur scène vibre et diffuse aux oreilles un ton doré et prenant. Ce groupe avait la force et la magie pour transformer dans l’instant l’élan de chacun. Aussi voit-on à un détour de piste, un boléo qui s’envole, soulève une jambe aux lignes délicieuses entre les plis d’une robe. Des paillettes qui étincellent et répondent aux rouges des lèvres. Geste sensuel, geste naturel, geste qui nous déborde. Des talons qui se croisent et tourbillonnent, des épaules qui se figent alors que les courbes des danseurs dessinent un geste parfait, limpide, presque déroutant. Tout cela se ressent dans les pas qui s’improvisent, dans le sourire du chanteur lorsqu’il croise du regard un gaucho ou un boléo. Du batteur aux longs cheveux qui s’agitent battant frénétiquement la mesure. Du bandonéoniste qui talonne la scène en saisissant son instrument. Au pianiste qui regarde intensément le chanteur empoignant son micro, croquant la musique à pleine dent.

Il est presque minuit, et leur tango habite mon imaginaire. La foule s’est dispersée quelque peu, la fatigue aidant, les gestes se délient un peu plus, les pas se font plus langoureux, des corps se rapprochent, il y a des mots soufflés aux oreilles, un sourire qui se dessine et un éclat qui perle au fond des yeux.

Accoudé au fond de la salle, mes yeux se promènent, et joignent le plaisir des lèvres à celui des jeux d’enfant. Sourire simple pour moment magique, comme un preneur d’image en quête de trésor d’instant. Tango qui se fait ami, Tango de la passion et des arts, Tango et ton sourire mélancolique, Tango de mes peurs, Tango qui se rit et Tango qui meurt lorsque les musiciens cessent leur mouvement.

A une table au loin, une femme était assise, jambes croisées avec pour seule compagnie une bougie à la lueur vacillante. Sa flamme semblait danser avec elle et dessinait des ombres sur son visage. Elle avait le regard dans le lointain, lèvres soulignées de rouge, entrouvertes pour déguster un verre de vin. Belle et sereine dans sa solitude, elle me faisait penser à un phare allumé en bordure d’océan. Le temps semblait suspendu dans sa course, retenu par une invitation dans l’air. Un homme s’est levé, et s’est approché d’elle, par un bref salut il a posé sa main sur son épaule et a lancé l’autre paume vers le ciel pour l’inviter. Instant du don et de l’offre, instant se voulant discret, intime ou secret… Leurs regards se sont croisés, le désir d’une rencontre et d’un échange venait de s’illuminer.

Ils se sont serrés l’un contre l’autre, la femme a fermé les yeux en posant sa tête sur l’épaule de son cavalier, l’homme a lancé un mouvement doux, presque imperceptible comme pour dire, voilà, c’est comme ça que je ressens le temps. Ils se sont élancés, pas de travers et pas de côté, d’un geste unique pour deux corps qui s’apprivoisent. Les yeux de la femme toujours fermés, on pouvait distinguer une frange de sourire à la commissure de ses lèvres. Il y avait dans ce couple une élégance subtile, un respect mutuel qui se ressentait au-delà des mots, au-delà des images, comme une aura protectrice, gardien d’un moment de grâce.

En chemin pour cette danse qui fait résonance avec ce que la vie a de plus cher, aux moments de rencontre. Toi, Tango glissant au milieu de la nuit, tu nous fais explorateurs de sensations, tu nous fais ressentir nos battements de cœur comme aucun autre, une pulsation qui se fait à deux, pour suivre et se donner, ensemble sur une note, tes instruments, tes musiciens et tes contretemps. A toi Tango d’un autre air, merci pour ton panache et ton air de voyage…

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18 août 2008

Arménie

Le jour se lève et le soleil pointe son nez entre les crêtes des montagnes, les cieux s'illuminent et le monastère en contre bas prend sa teinte sablée alors que nous nous étirons les membres après une nuit passée en haut d'un rocher. Les moustiques nous ont laissé quelques souvenirs crépitants sur les bras et les mollets, nous avalons une gorgée d'eau, un morceau de pain à la main, et les yeux qui se remplissent d'images, de montagnes, de rivières et de visages tannés par le soleil.


La veille, nous avions parcouru 300 km par des routes et chemins escarpes, le 4x4 entre les mains, le co-pilote l'oeil aux aguets sur la carte et la boussole entre les mains. Ainsi enfin, nous avions tenté l'aventure. Un véhicule, de l'eau, une tente de randonnée légère, une boussole et 3 mots d'arménien....


Ce soir là, la tente ne pouvait pas être plantée. Ainsi, avions-nous décidé de prendre notre courage à deux mains et de laisser les serpents et les scorpions de côté pour se plonger la veille au soir le nez collé aux étoiles... elles n'auront jamais été aussi nombreuses, la voie lactée embrasait le ciel et nous avions le plus beau plafond du monde !


La nuit fut entrecoupée de visites d'insectes en tout genre, des fourmis me passaient sur le visage, une araignée avait élu domicile dans le fond de mon sac de couchage et mon compagnon de route se retournait de tous les côtés à cause des cailloux qui lui martelaient les cotes.


Sourire aux lèvres nous avons continué...


Aujourd'hui et après 1200 km de poussière et de goudron sous les pneus, les images se sont multipliées. Les 6 nuits passées en camping sauvage nous laissent des courbatures dans le dos mais l'aventure est à ce prix. Car à travers cette terre, les paysages se sont diversifiés d'une manière enchanteresse, entre montagnes arides, verdoyantes, collines et plaines sauvages, des monastères à flanc de montagne, des paysans qui s'en vont au petit matin emmener leur troupeau, les enfants qui nous font des signes à notre passage, de ces villes qui sentent la Russie éteinte et les usines désaffectées, de cette rouille qui prend le pays par les tripes... il reste au-delà de nos images, ces gens, ces familles et le regard d'un peuple des montagnes. Le regard riche de son histoire et le sourire difficile à dérider mais sincère et sans ambages... Ainsi aurons-nous  découvert et rencontrer l'esprit du voyage.


Voilà quelques brides d'une semaine riche en expériences variées. Un pays à découvrir de bien des manières sans doute, mais à la mode routard, pour nous, il reste un sourire de rigueur pour l'aventure ainsi menée... 


Romain & JC

 

 

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16 juillet 2008

soirée ours

j'ai fait mon ours et j'en avais besoin, chez moi, au calme, portable coupé histoire de prendre le temps d'apprécier ma terrasse, les plantes qui poussent joyeusement, le parfum de paris depuis mon balcon et Persepolis comme film du soir, les yeux qui pétillent, le temps qui file doucement, la nuit qui s'annonce et revêt la ville de son manteau doux et réconfortant. A ce temps qui me manquait, à la douceur de la solitude et du confort de mon salon, quelques notes de guitare et le sommeil réparateur...

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25 juin 2008

Ici et Ailleurs

New York


Big_Appeal_2

Il est temps pour moi de déposer quelques lignes à l'attention d'un séjour New Yorkais haut en couleurs... Je pense à vous alors que je traverse la ville et ses avenues, son charme particulier et l'energie qui se dégage... Elle me fait penser à un tango envoutant et subtil, une danse qui se fait alors que la circulation remplit les avenues, que le soleil a du mal à descendre sur les trottoirs alors qu'il est 9 heures du matin. J'ai sa splendeur dans les yeux, ses   building immenses et toutes les images qui nous parviennent depuis nos écrans de cinéma, ici c'est avec nos yeux que l'on peut piocher ici et là des icônes et les images qui nous tiennent à coeur.

J'ai arpenté son île de la liberté, les halls immenses ou les immigrants   arrivaient par bateaux entiers, sa 5ème avenue avec les nurses qui promènent   les futurs fils à papa ou encore ceux qui décideront sans doute dans une   certaine mesure de l'avenir de notre monde. Ca fait presque froid dans le dos,   mais ici tout est au rêve américain... mais au delà de ce vernis et ces dollars, j'aime tout simplement...

J'aime avec la simplicité d'un café pris dans central parc, j'aime son time square et l'activité lumineuse qui remplit la nuit, ses affiches de   grands spectacles, ses hot-dogs qui sentent la friture et les pauses alors que  mes pieds souffrent à force d'arpenter ses rues...

New york, ville à vivre tu m'as embaumé de ton charme et pris des clichés qui se font rares pour ma collection de photos... je vous laisse le soin de vous y plonger...

I_Love_New_York 





Pep_Echec_BryanParc

TimeSquare

   

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09 juin 2008

La traversée de Paris

C'était samedi soir, j'avais rendez avec un ami dans ma province éloignée, là où la foret chante encore et où il fait bon respirer l'odeur de l'humus et des pins à la nuit tombée. Une clope à deux et des guitares pour égailler les lieux.

J'avais mis mon sac, pris ma guitare en bandouilière et m'en allait rejoindre la bouche du métro. J'ai fait quelques pas à peine avant d'entendre mon portable qui recevait un texto. L'ami en question reportait le rendez vous à plus tard dans la soirée et me conseillait de prendre le train d'après... Il était presque 20h et le prochain train en question ne partirait pas avant 21h30... J'allais m'en retourner pour attendre chez moi mais l'idée de rebrousser chemin alors que j'étais sur le départ me déplaisait. J'ai donc continué ma route un sourire aux lèvres pour l'idée qui venait de naître... et si je rejoignait ma gare à pied...

J'ai donc entamé cette diagonale qui part de la rue Larmark pour rejoindre la gare de Lyon en passant par le coeur de ville, Châtelet, Hôtel de Ville et Notre Dame. Mes pas m'ont amené au fur et à mesure dans le XVIIIème branché, et puis celui, plus populaire de Pigalle avec son moulin rouge. Derrière, j'ai découvert des coins de rue au calme alors que 2 minutes avant j'étais sur une place grouillante de monde. J'ai continué par Saint Georges et son quartier de toute beauté pour les bâtisses et leur architecture. Il y avait comme un relent d'artiste défunt dans ce havre que j'ai trouvé très particulier, son calme, ses pierres et ses décorations, le côté charme ancien en contraste avec le grouillement du boulevard de Clichy un peu plus haut.

J'ai continué sur ma lancée en descendant la rue Notre Dame de Lorette, un sourire au coin pour le clin d'oeil que je fais chaque matin à la station de métro. Au bout de la rue, j'ai vu un petit bout de l'Opéra Garnier, et j'ai continué d'instinct sur la diagonale que je m'étais tracée direction Bourse et Arts et métiers. Je me suis réjoui de cette balade toute en couleur, entre différents quartiers, odeurs, constructions et sculptures, mon oeil était en mode voyageur et j'avais l'impression d'avoir enfilé une tenue de touriste le temps de cette traversée...

Peu après la place de l'Hôtel de ville, j'ai traversé la Seine et me suis arrêté sur le Pont Notre Dame, les lumières cuivrées du soir déposaient un flot de paillettes à la surface des eaux, le ton était doux, l'air fruité, et Notre dame en pleine majesté. J'ai jetté un regard et m'en suis allé, le temps n'attend pas ! J'ai suivi alors la Seine par ses quais, ses dessous de pont avec des artistes qui font résonner leurs chants et leur guitare, la Seine et ses bateaux mouches, le bruit de mes pas sur les pavés...

J'ai rejoint gare de Lyon avec les 10 minutes d'avance réglementaires, histoire de profiter du bout du quai et du parfum du départ, ce parfum qui me transporte dans une balade un soir et qui remplit mes yeux de voyage.

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02 juin 2008

belle...

Elle a le sourire de Wallace avec Grommit lorsqu'il fait des bêtises. Et un rire qui vous rentre dedans sans crier gare. Un rire qui sent bon et pétille comme un perrier dans un verre. La lumière de ses yeux porte au loin. Et sur ses lèvres toujours des bouts d'histoire. Comme un dessert fondant, image d'enfance, un bout de mémoire...

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Page blanche

Cela fait longtemps, et je ne sais par où commencer. Comme si une vague m'avait soufflé toute première pensée. Aussi, je préfère l'image du fanion  et je laisse une dédicace pour cette page blanche, comme un regard en arrière sur un lundi lointain. Je ne saurai retrouver l'instant et pourtant c'était une douce mélancolie. Comme à toute sensation j'aime lui rendre hommage...

Page blanche mon amie. Infidèle que je suis,

En te laissant sans plume, ta blancheur pâlie,

Et si peu de pensée que tes coins se fanent.


C’est comme si je n’avais pas l’envie,

Indigne de tes lignes mon cœur s’est assoupi.

Jusque dans les rides à mes lèvres qui ne souris.

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22 mai 2008

Salsa sur les quais

C'était le soir, neuf heures était passées et le soleil irradiait de couleur orangée les façades des immeubles en bordure de seine. Le temps était doux, l'air passait comme une bise coquine et la musique retentissait sur les quais de Paris.

C'est un endroit où des arènes se succèdent à la queue leu leu. En passant à pied notre oreille se fait bretonne au son des cornemuses ou argentine sur un Tango avec un violon qui sent le tourne disque ancien. Les gens s'enlacent, trépignent, se serrent et s'éloignent dans un ballet en plein air. Ce plein air qui rend la chose magique sous le ciel étoilé à mesure que la nuit prend son espace, et cela fait du bien de danser avec rien d'autre que le ciel pour s'évader...

Des gens pique-niquent sur les coins d'herbe, une guitare fredonne dans un coin, des gens se baladent à pied ou en vélo, en courant ou en flânant. Il y a des gens de tous les horizons, des amoureux étrangers qui profitent du romantisme de la ville, des badauds qui se baladent nonchalamment et bien évidemment les Salseros...

C'est une esplanade en surplomb par rapport aux quais, une piste entourée de bancs de pierre. Et au milieu.. Les danseurs qui rendent hommage à la danse dans tout son éclat ! Une danse qui se fait complice, une danse de folie sous des rythme tropicaux, une danse endiablée dans laquelle les corps se mêlent, se tordent et se délient avec volupté, une danse au naturel répondant à l'envi de passer à autre chose après le boulot...

Salsa, j'ai aimé te rejoindre et me fondre en toi pour profiter de cette ambiance version "buena onda"... j'ai profité des pas des autres pour trouver mon inspiration, un flot de détente après une journée à cent à l'heure, une escapade sur les rives du plaisir, danse de sourire et d'envie, danse sur les quais de Paris...

quais2seine

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18 mai 2008

La ville en rose

En place sur la place, ayé j'y suis !

J'ai les yeux qui collent d'un 3 heures de sommeil à peine suffisant pour garder l'esprit net... et pourtant des places dans l'avion étaient libre, le vol confortable, musique aux oreilles et croissant en bouche je suis arrivé dans la ville rose.

Une rencontre et puis le we a défilé sur une note qui ne m'a pas quitté. Ainsi nous avons enchainé visite de la ville, découverte de la place du Capitole et de ses briques roses omniprésentes. La ville porte bien son titre. Soleil aidant dans l'après midi, les couleurs chatoyantes, le coeur de ville et ses boutiques me remplissent les yeux ! Les places sont arborées et pleine de charme, les gens se baladent sur un rythme que j'aime prendre lorsque je flâne. Une simplicité qui se joue au naturel... ma foi que du bon sans cette folie à 200 à l'heure qui caractérise la capitale.

Ainsi entre coup de coeur et coup d'envie, simplicité des moments, envi de partage, ce we a formé un cocktail original saupoudré d'une soirée tango initiation le samedi suivit par un cours de Rock, rencontre encore et pas de danse qui s'enchainent... ma foi pour le peu qui nous appartient, j'aime à penser que ces instants nous ont ravi, que l'enchantement était au rendez vous et que les échanges téléphoniques ou par eMail n'étaient pas des promesses en l'air. En effet, la vie était au rendez-vous et sa magie habituelle qui fait se rencontrer les bonnes personnes au bon moment. Alors un applaudissement et un coup de chapeau pour l'accueil, le sourire, les croissants et tartines au petit matin et cette glandouille énorme qui a suivi dimanche. Avec musique aux oreilles et photos à l'écran, un partage de deux vies qui quelques parts se retrouvent dans leurs différences...

Un grand merci, en attendant avec envi de partager à nouveau du temps, des délirs pour le simple plaisir de l'instant présent...

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16 mai 2008

Départ retardé

Il y avait un air de départ lorsque vendredi soir j'attendais à l'aéoport une place de disponible, les gens alignés avaient le menton baissé et les yeux dans le vague. L'opératrice épelait des noms inconnus et les gens se précipitaient au comptoir pour placer leurs bageages sur le tapis roulant. J'ai attendu en sentant que ce ne serait pas pour ce soir... Les minutes s'égrenaient, j'ai laissé mon chronomètre interne choisir, je me suis levé en prenant mon sac sur les épaules... et m'en suis allé en reportant au lendemain le départ en me disant qu'après tout le nécessaire avait été fait et que la vie en décidait autrement...

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Ca glisse

Quelques peu déçus je rentre à rebrousse poile sur la capitale. Le soleil est au rendez-vous sur le quai de l’aéroport, un avion décolle et je ne suis pas dedans…

Le temps du trajet de retour et la pluie est là qui retient les gens à la bouche de métro, attendant l'heure où ils pourront rentrer sans mouiller leur brushing de soirée... la soirée…  je la voyais en rose ou plus simplement là bas. Ce là bas qui parait si près sur le papier et que seul les inconvénients peuvent éloigner d'un coup de balais...

Je rentre les yeux baissés sur paris, en songe pour le réveil de demain, si prés pour une nuit si courte... Mais après tout, n'est-il pas plaisant de penser que ce demain peut être aussi le moment opportun pour commencer croissant en bouche sur soleil levant !

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