18 août 2008
Arménie
Le jour se lève et le soleil pointe son nez entre les crêtes des montagnes, les cieux s'illuminent et le monastère en contre bas prend sa teinte sablée alors que nous nous étirons les membres après une nuit passée en haut d'un rocher. Les moustiques nous ont laisse quelques souvenirs crépitant sur les bras et les mollets, nous avalons une gorgée d'eau, un morceau de pain a la main, et les yeux qui se remplissent d'image, de montagne, de rivière et de visage tannes par le soleil.
La veille, nous avions parcouru 300 km par des routes et chemins escarpes, le 4x4 entre les mains, le co-pilote l'oeil aux aguets sur la carte et la boussole entre les mains. Ainsi enfin, nous avions tente l'aventure. Un véhicule, de l'eau, une tente de randonnée légère, une boussole et 3 mots d'arménien....
Ce soir la, la tente ne pouvait pas être plantée. Ainsi, avions nous décider de prendre notre courage a deux mains et de laisser les serpents et les scorpions de cote pour se plonger la veille au soir le nez collé aux étoiles... elles n'auront jamais été aussi nombreuse, la voie lactée embrasait le ciel et nous avions le plus beau plafond du monde !
La nuit fut entrecoupée de visite d'insecte en tout genre, des fourmis me passait sur le visage, une araigne avait élue domicile dans le fond de mon sac de couchage et mon compagnon de route se retournait de tout les cotes à cause des cailloux qui lui martelaient les cotes.
Sourire aux lèvres nous avons continuée...
Aujourd'hui et après 1200 km de poussière et de goudron sous les pneus, les images se sont multipliées. Les 6 nuits passées en camping sauvage nous laissent des courbatures dans le dos mais l'aventure est a ce prix. Car a travers cette terre, le paysages se sont diversifies d'une manière enchanteresse, entre montagnes arides, verdoyantes, collines et plaines sauvages, des monastères a flanc de montagne, des paysans qui s'en vont au petit matin emmener leur troupeau, les enfants qui nous font des signes a notre passage, de ces villes qui sentent la Russie éteinte et les usines désaffectées, de cette rouille qui prend le pays par les tripes... il reste au delà de ces images, ses gens, ses familles et le regard d'un peuple des montagnes. Le regard riche de son histoire et le sourire difficile à dérider mais sincère et sans ambages... Ainsi nous aurons découvert et rencontrer l'esprit du voyage.
Voila
quelques brides d'une semaine riche en expériences variées. Un pays a découvrir
de bien des manières sans doute, mais a la mode routard, pour nous, il reste
un sourire de rigueur pour l'aventure ainsi menée...
Romain
& JC
16 juillet 2008
soirée ours
j'ai fait mon ours et j'en avais besoin, chez moi, au calme, portable coupé histoire de prendre le temps d'apprécier ma terrasse, les plantes qui poussent joyeusement, le parfum de paris depuis mon balcon et Persepolis comme film du soir, les yeux qui pétillent, le temps qui file doucement, la nuit qui s'annonce et revet la ville de son manteau doux et réconfortant. A ce temps qui me manquait, à la douceur de la solitude et du confort de mon salon, quelques notes de guitare et le sommeil réparateur...
25 juin 2008
Ici et Ailleurs
New York
Il est temps pour moi de deposer quelques lignes a l'intention d'un séjour New Yorkais haut en couleur... Je pense à vous alors que je traverse la ville et ses avenues, son charme particulier et l'energie qui se degage... Elle me fait penser a un tango envoutant et subtile, une danse qui se fait alors que la circulation remplie les avenues, que le soleil a du mal a descendre sur les trottoirs alors qu'il est 9 heures du matin. J'ai sa splendeur dans les yeux, ses building immenses et toutes les images qui nous parviennent depuis nos ecrans de cinema, ici c'est avec nos yeux que l'on peut piocher ici et la des icones et les images qui nous tiennent a coeur.
J'ai arpente son ile de la liberte, les halls immenses ou les immegrants arrivaient par bateau entier, sa 5 eme avenue avec les nurses qui promenent les futurs fils a papa ou encore ceux qui decideront sans doute dans une certaine mesure de l'avenir de notre monde. Ca fait presque froid dans le dos, mais ici tout est au reve americain... mais au delà de ce vernis et ces dollards, j'aime tout simplement...
J'aime avec la simplicite d'un cafe pris dans central parc, j'aime son
time square et l'activite lumineuse qui remplit la nuit, ses affiches de
grands spectacle, ses hot-dogs qui sentent la friture et les pauses alors que mes pieds souffrent a force d'arpenter ses rues...
New york, ville à vivre tu m'as embaumé de ton charme et pris des clichets qui se font rare pour ma collection de photos... je vous laisse le soin de vous y plonger...
09 juin 2008
La traversée de Paris
C'était samedi soir, j'avais rendez avec un ami dans ma province éloignée, là où la foret chante encore et où il fait bon respirer l'odeur de l'humus et des pins à la nuit tombée. Une clope à deux et des guitares pour égailler les lieux.
J'avais mis mon sac, pris ma guitare en bandouillière et m'en allait rejoindre la bouche du métro. J'ai fait quelques pas à peine avant d'entendre mon portable qui recevait un texto. L'ami en question reportait le rendez vous à plus tard dans la soirée et me conseillait de prendre le train d'après... Il était presque 20h et le prochain train en question ne partirait pas avant 21h30... J'allais m'en retourner pour attendre chez moi mais l'idée de rebrousser chemin alors que j'étais sur le départ me déplaisait. J'ai donc continué ma route un sourire aux lèvres pour l'idée qui venait de naître... et si je rejoingnait ma gare à pied...
J'ai donc entamé cette diagonale qui part de la rue Larmark pour rejoindre la gare de lyon en passant par le coeur de Ville, Chatelet, Hotel de Ville et Notre Dame. Mes pas m'ont amené au fur et à mesure dans le XVIIIème branché, et puis celui, plus populaire de Pigalle avec son moulin rouge. Derrière, j'ai découvert des coins de rue au calme alors que 2 minute avant j'étais sur une place grouillante de monde. J'ai continué par Saint Georges et son quartier de toute beauté pour les batisses et leur architecture. Il y avait comme un reland d'artiste défeind dans ce havre que j'ai trouvé très particulier, son calme, ses pierres et ses décorations, le coté charme ancien en contraste avec le grouillement du boulevard de Clichy un peu plus haut.
J'ai continué sur ma lancée en descendant la rue Notre Dame de Lorette, un sourire au coin pour le clin d'oeil que je fais chaque matin à la station de métro. Au bout de la rue, j'ai vu un petit bout de l'Opéra Garnier, et j'ai continué d'instinct sur la diagonale que je m'étais tracé direction bourse et Art et métier. Je me suis réjoui de cette ballade toute en couleur, entre différent quartier, odeur, construction et sculpture, mon oeil était en mode voyageur et j'avais l'impression d'avoir enfilé une tenue de touriste le temps de cette traversée...
Peu après la place de l'Hotel de ville, j'ai traversé la Seine et me suis arrété sur le Pont Notre Dame, les lumières cuivrées du soir déposait un flot de paillette à la surface des eaux, le ton était doux, l'air fruité, et notre dame en pleine majesté. J'ai jetté un regard et m'en suis allé, le temps n'attend pas ! J'ai suivi alors la seine par ses quais, ses dessous de pont avec des artistes qui font résonner leurs chants et leurs guitaures, la seine et ses bateaux mouches, le bruit de mes pas sur les pavés...
J'ai rejoins gare de Lyon avec les 10 minutes d'avance réglémentaires, histoire de profiter du bout du quais et du parfum du départ, ce parfum qui me transporte dans une ballade un soir et qui remplit mes yeux de voyage.
02 juin 2008
belle...
Elle a le sourire de Wallace avec Grommit lorsqu'il fait des bêtises. Et un rire qui vous rentre dedans sans crier gare. Un rire qui sent bon et pétille comme un perrier dans un verre. La lumière de ses yeux porte au loin. Et sur ses lèvres toujours des bouts d'histoire. Comme un dessert fondant à goûter, remplis d'espoir.
Page blanche
Cela fait longtemps, et je ne sais par où commencer. Comme si une vague m'avait soufflé toute première pensée. Aussi, je préfère l'image du fanion et je laisse une dédicace pour cette page blanche, comme un regard en arrière sur un lundi lointain. Je ne saurai retrouver l'instant et pourtant c'était une douce mélancolie. Comme à toute sensation j'aime lui rendre hommage...
Page blanche mon amie. Infidèle que je suis,
En te laissant sans plume, ta blancheur palie,
Et si peu de pensée que tes coins se fanent.
C’est comme si je n’avais pas l’envie,
Indigne de tes lignes mon cœur s’est assoupi.
Jusque dans les rides à mes lèvres qui ne souris.
22 mai 2008
Salsa sur les quais
C'était le soir, neuf heures était passées et le soleil irradiait de couleur
orangée les façades des immeubles en bordure de seine. Le temps était doux,
l'air passait comme une bise coquine et la musique retentissait sur les quais
de Paris.
C'est un endroit où des arènes se succèdent à la queue leu leu. En passant à
pied notre oreille se fait bretonne au son des cornemuses ou argentine sur un
Tango avec un violon qui sent le tourne disque ancien. Les gens s'enlacent,
trépignent, se serrent et s'éloignent dans un ballet en plein air. Ce plein air
qui rend la chose magique sous le ciel étoilé à mesure que la nuit prend son
espace, et cela fait du bien de danser avec rien d'autre que le ciel pour
s'évader...
Des gens picniquent sur les coins d'herbe, une guitare fredonne dans un
coin, des gens se ballade à pied ou en vélo, en courant ou en flânant. Il y a
des gens de tous les horizons, des amoureux étrangers qui profitent du
romantisme de la ville, des badauds qui se baladent nonchalamment et bien
évidemment les Salseros...
C'est une esplanade en surplomb par rapport aux quais, une piste entourée de
bancs de pierre. Et au milieu.. Les danseurs qui rendent hommage à la danse
dans tout son éclat ! Une danse qui se fait complice, une danse de folie sous
des rythme tropicaux, une danse endiablée dans laquelle les corps se mêlent, se
tordent et se délient avec volupté, une danse au naturel répondant à l'envi de
passer à autre chose après le boulot...
Salsa, j'ai aimé te rejoindre et me fondre en toi pour profiter de cette
ambiance version "buena onda"... j'ai profité des pas des autres pour
trouver mon inspiration, un flot de détente après une journée à cent à l'heure,
une escapade sur les rives du plaisir, danse de sourire et d'envie, danse sur
les quais de Paris...

18 mai 2008
La ville en rose
En place sur la place, ayé j'y suis !
J'ai les yeux qui collent d'un 3 heures de sommeil à peine suffisant pour garder l'esprit net... et pourtant des places dans l'avion étaient libre, le vol confortable, musique aux oreilles et croissant en bouche je suis arrivé dans la ville rose.
Une rencontre et puis le we a défilé sur une note qui ne m'a pas quitté. Ainsi nous avons enchainé visite de la ville, découverte de la place du Capitole et de ses briques roses omniprésentes. La ville porte bien son titre. Soleil aidant dans l'après midi, les couleurs chatoyantes, le coeur de ville et ses boutiques me remplissent les yeux ! Les places sont arborées et pleine de charme, les gens se balladent sur un rythme que j'aime prendre lorsque je flane. Une simplicité qui se joue au naturel... ma foi que du bon sans cette folie à 200 à l'heure qui caractérise la capitale.
Ainsi entre coup de coeur et coup d'envi, simplicité des moments, envi de partage, ce we a formé un coktail orginal saupoudré d'une soirée tango initiation le samedi suivit par un cours de Rock, rencontre encore et pas de danse qui s'enchainent... ma foi pour le peu qui nous appartient, j'aime à penser que ces instants nous ont ravi, que l'enchantement était au rendez vous et que les échanges téléphoniques ou par eMail n'étaient pas des promesses en l'air. En effet, la vie était au rendez-vous et sa magie habituelle qui fait se rencontrer les bonnes personnes au bon moment. Alors un applaudissement et un coup de chapeau pour l'accueil, le sourire, les croissants et tartines au petit matin et cette glandouille énorme qui a suivi dimanche. Avec musique aux oreilles et photos à l'écran, un partage de deux vie qui quelques parts se retrouvent dans leurs différences...
Un grand merci, en attendant avec envi de partager à nouveau du temps, des délirs pour le simple plaisir de l'instant présent...
16 mai 2008
Départ retardé
Il y avait un air de départ lorsque vendredi soir j'attendais à l'aéoport une place de disponible, les gens alignés avaient le menton baissé et les yeux dans le vague. L'opératrice épelait des noms inconnus et les gens se précipitaient au comptoir pour placer leurs bageages sur le tapis roulant. J'ai attendu en sentant que ce ne serait pas pour ce soir... Les minutes s'égrenaient, j'ai laissé mon chronomètre interne choisir, je me suis levé en prenant mon sac sur les épaules... et m'en suis allé en reportant au lendemain le départ en me disant qu'après tout le nécessaire avait été fait et que la vie en décidait autrement...
Ca glisse
Quelques peu déçus je rentre à rebrousse poile sur la capitale. Le soleil est au rendez-vous sur le quai de l’aéroport, un avion décolle et je ne suis pas dedans…
Le temps du trajet de retour et la pluie est là qui retient les gens à la bouche de métro, attendant l'heure où ils pourront rentrer sans mouiller leur brushing de soirée... la soirée… je la voyais en rose ou plus simplement là bas. Ce là bas qui parait si près sur le papier et que seul les inconvénients peuvent éloigner d'un coup de balais...
Je rentre les yeux baissés sur paris, en songe pour le réveil de demain, si prés pour une nuit si courte... Mais après tout, n'est-il pas plaisant de penser que ce demain peut être aussi le moment opportun pour commencer croissant en bouche sur soleil levant !
13 mai 2008
We prolongé
Il y a des moments où le temps ne nous appartient pas ou plus, des temps qui se font voleur de nos instants, des temps qui nous mettent à contre temps, de ces temps qui glissent comme une vague déferlante, emportant à leur passage, les projets et les timings qu'on avait écrit sur une jolie feuille de papier...
De ces temps, j'ai appris ce we à me jouer, en partant plus tard par exemple jeudi dernier alors que je souhaitais m'envoler le mercredi soir... En ces temps de we prolongé, le sud s'est fait envahir par une cohorte de vagabonds en quête de soleil... et pourtant météo aidant cela aurait pu en décourager certain à décamper...
Du coup, j'ai pris ma jolie feuille de papier, une gomme, un grattement sur la case Montpelier et transposé le tout au jeudi... comme quoi, un simple geste permet de convenir avec entrain des projets mouvant et quelques peu malendrains... je n'en ai que faire, l'instant a été au repos pour le mercredi et ma foi, j'en ai profité comme il convient !
Sur ces entre fetes, j'ai débarqué sur Montpellier coeur en avant et sourire en tête pour partager un peu de se glissement de terrain avec mes amis présents sur place ! Que de joie et de bonne humeur pour un petit air en mode tête à tête qui depuis longtemps se faisait attendre. Les nouvelles du jour et d'ailleurs, les nouveautés ceuillies de chaque coté sont mises dans ce pot commun pour que chacun puisse y cueillir une dose de bonne humeur !
Alors oui, j'ai aimé, j'ai trouvé ce décallage approprié comme si finalement le destin faisait sans doute mieux les choses que celles indiquées, le we s'est déroulé en mode glisse et sourire, entre les ruelles de la veille ville et aux détours par Agde pour célébrer le mariage d'une amie d'enfance... Champagne et danse à la clé, à tue tête je me suis lancé sur le "Vive les mariés !!!" !
Ainsi fort de ces quelques évènements, je m'en retourne cahin cahan pour retrouver ma chère planète parisienne... c'était sans compter les petites surprises des retours et me voilà de nouveau ajourné... Un jour supplémentaire sur place, un jour pris au pied botté, une soirée en bord de mer avec des Tiels, des huitres et des coques ... ma foi... pourquoi résister ? Alors un petit message au passage, j'aime ces contres temps qui vous font vivre des moments inattendus, à ces surprises qui imbriquées les unes aux autres font paraitre la vie mille fois plus riche que celle dessinée... sur une jolie feuille de papier...
05 mai 2008
Fin de lundi
Ton soleil et poursuite endiablée, je vous laisse quelques rêveries pour déconner.
Laisser filer les impressions sur les touches du clavier... laisser venir sans s'impatienter, le fil des mots se tissent comme une toile de pensées. Les restes du message se trouvent entres les lignes, comme une toile de fond qui ne peut être remplacée. Un noir sur blanc pour y lire quelques vers improvisés.
Musique de l'âme, j'aime à m'évader, sourire et laisser aller. Un peu de charme pour répondre au soleil de ce jour... Il est presque minuit, lundi je te souhaite au revoir, à jamais. Puisque le temps passe sur nos battements de coeur et qu'il s'insinue dans le souffle qui passe. Un vent éclos puis s'éteint, il règne dans ce temps un parfum au présent démodé...
Effleurer sa conscience, écouter et puis écrire sans y songer, ça me fait du bien, comme un massage des sens pour se fondre dans l'ambiance . Les lumières sont au tamisé, la musique s'est tue en fermant la porte, et j'ai laissé le silence s'installer. Quelques bruits de la rue s'insinue à peine, je m'en détache pour laisser couler. Prendre place les jambes en tailleur et fermer les yeux pour simplement apprécier...
30 avril 2008
WE prolongé
Il est si doux de penser à ces quelques jours qui viennent comme un vent de vigueur rafraichir un peu le quotidien et laisser la place aux temps pour faire autre chose que le train train. Aussi j'aspire à respirer un peu de cet air bon enfant pour profiter tout simplement.
Un we se prépare, le chant des oiseaux et le soleil de Paris m'égaille à n'en plus vouloir, j'ai dans le coeur une sensation légère et enchanteresse... simple plaisir que d'avoir un peu de temps pour soi, s'occuper des projets délaissés, parcourir avec des doigts léger les touches de mon clavier, sentir la musique qui résonne au fond de l'âme et s'évader pour quatre jour en dehors du temps...
28 avril 2008
Lundi Métro
Et si ce matin je partais en voyage ? ... Destination boulot, ce bout de terre connue dans un coin de ma tête, à qui je donnerais le temps d'un trajet les couleurs de l'aventure. Car ce bout de transport a son charme et nous sommes lundi matin. Les portes s'ouvrent, un flot de passagers descend, les pieds se posent, trépignent et se calment. La sonnerie de fermeture retentit, une discussion s'éteint pour laisser le son des baladeurs aux oreilles des badins. Bras croisés regard en l'air, ou mentons posés et sourires aux lèvres, ça fredonne les souvenirs du week-end. Les images défilent sur des vitres usées, comme le parfum d'un vieux temps qui s'en va, oublié.
05 avril 2008
Les fous de l’île
Nous sommes assis à l’ombre d’un bar sur une musique jazz, le son est doux et le vin coule dans mes veines avec volupté. J’aime les sensations qui se dégagent, l’ambiance et l’atmosphère se font complices. Et j’ai un petit sourire alors que j’écris pour la simplicité de cet instant, pour tes réponses et le son de cloche qui sonne l’heure…dans nos intérieurs…
J’aime ce parfum de bois et de vieilleries, le ton des meubles et l’accoudoir de mon fauteuil… Je te sens curieuse et surprise, c’est un peu comme une sensation de voyage qui nous fait découvrir l’un l’autre. Ton léger et sans ambages, même longueur d’onde, tout un partage…
31 mars 2008
A l'étoile
Un moment en dehors
du temps, le temps de faire une pause sur une journée à cent à l’heure. Nos
vies s’éparpillent et se rassemblent au fur et à mesure des aléas toujours
pressant, toujours prenant, comme un élan qu’il nous faut assumer dans ce
train-train qui file sans compter le temps. Et pourtant dans tous ces moments
de folie tapageuse où l’on ne trouve plus le temps pour se poser pour laisser
filer les idées venues et soupirer l’espace d’un instant, il reste encore des
petits havres de paix au milieu de ce tumulte ambiant.
C’est un petit
bistrot à la devanture engageante, des couleurs rougeoyantes et une atmosphère
authentique. Ça flirte avec le coté titi parisien et pourtant j’y retrouve
cette ambiance de voyage, ce parfum de rencontre et de simplicité qui fait tout
le charme de l’inattendu et des surprises. Ce petit goût de sourire et de bonne
humeur me fait me délasser après ces journées de labeur. Après tout ce temps
qui file j’ai l’impression d’apprécier l’instant présent. De sentir comme une
onde de passage sur un ton engageant. Oui, j’aime ce lieu et ses gens. Ce côté
jeune et non chaland, toujours disponible toujours souriant, le patron
m’accueille avec des yeux sincères et sourire aux lèvres me raconte sa journée
et nous avons le plaisir de partager quelques anecdotes épicées.
Le plafond haut est
décoré de moulures d’époque, des petits carreaux dessinent des étoiles et des
cercles en bleu et blanc. Le sol un peu usé ne compte plus le nombre de
semelles qui l’ont caressé, les verres cliquettent au son des
« santé » ou encore « tchin- tchin ». Le ton est doux, la
musique des conversations me laisse vagabonder avec mes pensées sur un air de
bohème.
En arrivant la
première fois, je passais comme tous les jours devant sa devanture et en
lançant un regard à travers la vitre, et je me suis dit, et pourquoi pas… Je me
suis posé au comptoir, j’ai laissé mes yeux vagabonder sur le bar, les
bouteilles alignées, les verres en dessous, les pichets de bière et de vin, sa
carte écrite sur un tableau noir. Une écriture fine décrivait les mets et les
« à boire ». Il y avait peu de monde, et j’ai entamé la conversation
sur un air bon enfant avec la serveuse derrière le bar. Nous nous sommes
racontés des petits bouts de nos histoires et puis je m’en suis allé avec dans
le cœur une petite lueur d’amusement, de surprise et de bonheur qui fait tout
le partage. Depuis je passe, repasse et ne m’en lasse toujours pas. C’est
toujours le même endroit les même gens, l’atmosphère y est toujours plaisante et
depuis je fais des rencontres à tour de comptoir ou simplement l’espace d’un
regard. Sans arrière pensée, juste le plaisir simple de partager un moment.
J’ai trouvé mon espace, une place où l’on m’accueille en prononçant mon prénom.
Des serrages de main aux petites pauses clope à l’entrée, il règne en ce lieu
comme une âme de vigueur, le parfum qui fait sourire sans le savoir. Des
habitués ou des gens de passages, entre quotidien délavé ou air de voyage, tout
le monde laisse à l’entrée sa morosité et ses déboires pour entrer le cœur
libre rempli d’espoir.
29 mars 2008
Matin bourguignon
C’est un matin au calme et au silence. La nature se fait
entendre, les oiseaux chantent. Il est 7h15 et déjà le soleil a commencé sa
course. Des nuages doux et gris parsèment le ciel bleu. Les plantes se
réveillent et la rosée recouvre le gazon de fin d’hiver. Il y a des grosses
touffes avec des pissenlits et déjà une abeille ou deux font les premières
tournées de pollen.
Il y a une allée de gravillon qui longe le
mur coté sud-est avec un petit banc de pierre. C’est une pierre de bourgogne massive
dans ses angles et polie par le temps. Des petits trous taillés par la pluie
parsèment sa surface, en y passant la main on peut sentir comme une écorce. Le
soleil envoie ses rayons et une douce chaleur remonte du sol.
C’est une maison en bord de village, entre
deux pâtures et une ferme avec ses vaches et ses tracteurs. Le calme, le
silence, une paix qui se dégage sans pour autant trouver le détail qui donne
toute cette essence. C’est un tout, comme un cocktail, les arômes de chaque parcelle
se mélangent. J’aime sentir le contact sous la main de cette pierre et ferme
les yeux pour sentir les rayons du soleil sous mes paupières. Il y a parfois un
vent frais qui passe comme une caresse, un nuage s’en mêle et voile l’astre, et
pourtant, cette fraîcheur m’envoûte et me berce.
Alors que la cafetière émet quelques
sifflements, j’attends mon heure, entre réveil et songe rêveur, le temps est
suspendu entre deux toiles, les sensations s’animent de l’intérieur. Le chien
est couché sous la table du salon avec sa tête posée entre ses deux pattes, il
lance quelques soupirs avant de fermer les yeux. Aux arômes de café, se mêlent
les odeurs des petits pains au lait qui sortent du four. Les fenêtres laissent
entrer des rayons pour dessiner une mosaïque de lumière sur des tomettes rouges
usées. Il y a ce côté champêtre et tout son charme qui jaillit dans ce lieu.
J’aime y sentir sa douceur et la disposition de ses fleurs, entre un bouquet de
chardon et ses fougères, l’œil se met au vert.
Il y a dans un coin de la cuisine une
armoire haute qui monte jusqu’au plafond, d’un jaune pale, des rebords bleus et
une poignée de fer. J’en sors le sucre, et regarde à l’intérieur. Il y a des
bocaux de confitures, des bouteilles de lait, de la farine, tout un ensemble de
denrées dans des vieux pots décorés à l’ancienne. Ça flirte avec le bon goût et
le rustique de la région, il règne dans tout ce décor des parfums de vieux
temps.
A toi Montbertault qui m’accueille, j’aime
ton atmosphère et ta chaleur, la rudesse de tes pierres n’est qu’une façade
mais à l’intérieur, il y règne une sensation de paix pour l’âme qui me fait me
poser sans en avoir l’air. Aussi j’aime trouver entre tes murs ce temps qui se
suspend de lui-même. Ce doux parfum d’authentique m’enivre, là où les oiseaux
chantent le printemps et la douceur de cette campagne, ce champêtre qu’il est
bon de respirer à toutes heures..
14 mars 2008
Un bon présent ... pour soi...
Tu t’imposes des règles de conduites qui ne sont pas en adéquation avec les relations. Placé quelque chose au dessus de l’amitié c’est se mettre en décalagé direct avec la personne en face. Rien n’empêche de profiter simplement, pourquoi ses attentes ? Tu réagis avec le sérieux d’un homme qui se fait porteur d’une attitude sacré. Mais au fond, le vide éprouvé est à la hauteur de ces instants magiques. Laos t’avais parlé d’un arbre avec ses racines et ses branches. Que la profondeur de ses racines est à l’équivalent de ce qui fait jaillir l’âme. ET pourtant, je me pose la question à l’instant. Les instants présents sont éprouvés, j’ai ressenti l’attente lors de ce concert. La musique nous réunissait. Simplement et sans faire de plan sur la comète. Cette sensation, est une sensation. La réaction vis-à-vis d’elle lui donne un importance qui fausse le jeu à partir du moment où cette carte est posée. Qui décide de la jouer pour envoyer son paquet en l’air ? …
Je trouve cela spontané mais d’une puissance qui me fait finalement peur. Quelle serais tes sensations si jamais tu recevais cette charge ? Cela me donne le tournis rien que d'y penser. Attendre est une notion étrangère au défoulement de l'énergie. Et pourtant le ruisseau à lui un charme incomparable à la chute intense d'une rivière dont le lit s'est brisé... Essayes de te mettre à la place de l’autre... Cela relève d’un exercice qui demande du détachement vis-à-vis de soi. L’égo ne serait il pas de la partie ? La ficelle qui tient la jambe pour ne pas faire le bon pas.
La libération, aujourd’hui tu la trouve dans la quête qui se termine et pour laquelle tu as tout donné. Piètre satisfaction que de sortir l'adieu qui ont bercé les films de ton enfances... Trouves à tempérer si tu souhaites ne pas exploser. Penses à l’équilibre entre les feuilles et les racines. Tu as plus de chance de t’écrire qu’Icare n’a pu comprendre. C’est une chance, entend ces mots. Que la cloche résonne pour laisser le bon écho. Canalises cette envie, tournes là vers d’autres choses. Tu apprendra à disperser de ce fluide qui fait la différence, LA faire trop concentrer donne un coktail très corcé non ? Alors dépoussiéreres tes souvenirs de l'instant et penses mais, n'est ce pas maintenant qu'il faut songer ? et d’accepter l’instant comme il vient. Cette sensation d’attirance est un nectar corcé et fort. Pourquoi ne pas la diluer dans le présent, là, tout de suite… vivre en sentant la musique, les projets, l’appartement et l’écriture… Tango ! Cela sonne comme un cri… qu’avais je à l’oublier ?
23 février 2008
Une danse après le Tango
J’aurai aimé te dire que ce qui compte c’est de partager l’instant, cet instant où je sens une communion dans l’élan, Dans ce qui nous attire pour le beau, l’infini, lorsqu’un regard suffit pour comprendre que c’est maintenant, là sur le temps, comme un flottement avec la source même, celle qui parfois nous manque tellement, celle qui nous tire au-delà de la solitude, au-delà de notre jardin là où rien ne pousse encore, ce vide, ce néant.
10 novembre 2007
Instant Tango
Toi le tango de mes métaphores, le bruit sourd des pas sur
le sol et les claquettes de danse sur le parquet anoblis me font naître comme
une vague soudaine de ressentis. Un hasard qui tend la main entres deux sur un
air bon enfant, la piste accueil un couple qui se dresse comme un navire en
proie à l'océan de leur pensée, le ton est donné, et ainsi en va pied pour
pied. La musique résonne à travers l'onde et les corps se rapprochent, sentant
un peu plus le bruissement du tissu qui frotte, les pas qui s'enlacent et le
moment soudain où deux âmes se rapprochent et chantent dans un même concert de
mouvement, d'un seul battement sourd qui vient de loin. Voilà le récit un peu dénudé de ces quelques instants sur un
air canapé, un putumayo étranger sur des notes latines, le son tranquille d'un
maracas effleuré et le souffle d'un air de blue qui s'enfuit sur des notes
égarées…
Alors surprenant les pensées, comme une pêche dans
l'au-delà, le geste se fait pur et sans intention, au présent comme une ancre
sur l'instant, marquant le temps, Le regard se fait plus intense, une atmosphère
se dégage de ce silence. Jamais soudaineté n'avait parcouru avec autant de
grâce mes veines, avec une telle ardeur contenue qu'on en reste pantin, presque
sonné de tant de sensations qui se déclinent comme une gamme de notes dans le lointain.
L'instant est sur la danse, dans les pas et l'expression de
mes pensées se fait à la va vite, même si pour décrypter la partition de mes
sentiments il faut un certain temps d'adaptation, que mes doigts refreinent
leur envi de parcourir le clavier, comme possédés par un besoin de remplir les
pages blanches. J'écouler un peu de ce fluide qui me vient pour le faire
partager, partage d'un autre goût que celui espéré et pourtant, il suffit d'un
peu de verbe et de volonté pour laisser aller ces sentiments distants qui
marquent le ton d'un instant désespéré…
Hum oui, ça sens le spleen à plein nez, et même si les
sourires et le ton badin peu masqué quelque peu l'onde de ce jour, il reste
dans le fond de mon monde, un endroit inachevé, une tache en suspend que
surprend ma conscience. C'est un goût de réminiscence d'une autre dimension, un
absolu incertain qui tend sa main vers le creux de mon cœur pour y laisser des
notes en bémol, accord mineur sur un ton moqueur.
Ecrire sur l'instant c'est parcourir les dimensions du
présent, de sentir le flot venir et laisser couler, ma foi qu'est ce qu'un
barrage de pensée par rapport au fait de se laisser aller. Remarquer, la
distance est assez mince dans ce qu'on peut laisser échapper par un regard…
C'est un toucher subtil et innocent où l'on ne peut tricher, le ressenti chez
l'un et l'autre de manière partagé, sur un moment de complicité infime qu'il
reste si peu de place pour trancher… pour s'éloigner sans se détacher, c'est
une graine qui se laisse bercer par une terre fertile, comme une imagination
foisonnante emportée par une plume insoupçonnée.



