05 avril 2008
Les fous de l’île
Nous sommes assis à l’ombre d’un bar sur une musique jazz, le son est doux et le vin coule dans mes veines avec volupté. J’aime les sensations qui se dégagent, l’ambiance et l’atmosphère se font complices. Et j’ai un petit sourire alors que j’écris pour la simplicité de cet instant, pour tes réponses et le son de cloche qui sonne l’heure…dans nos intérieurs…
J’aime ce parfum de bois et de vieilleries, le ton des meubles et l’accoudoir de mon fauteuil… Je te sens curieuse et surprise, c’est un peu comme une sensation de voyage qui nous fait découvrir l’un l’autre. Ton léger et sans ambages, même longueur d’onde, tout un partage…
31 mars 2008
A l'étoile
Un moment en dehors
du temps, le temps de faire une pause sur une journée à cent à l’heure. Nos
vies s’éparpillent et se rassemblent au fur et à mesure des aléas toujours
pressant, toujours prenant, comme un élan qu’il nous faut assumer dans ce
train-train qui file sans compter le temps. Et pourtant dans tous ces moments
de folie tapageuse où l’on ne trouve plus le temps pour se poser pour laisser
filer les idées venues et soupirer l’espace d’un instant, il reste encore des
petits havres de paix au milieu de ce tumulte ambiant.
C’est un petit
bistrot à la devanture engageante, des couleurs rougeoyantes et une atmosphère
authentique. Ça flirte avec le coté titi parisien et pourtant j’y retrouve
cette ambiance de voyage, ce parfum de rencontre et de simplicité qui fait tout
le charme de l’inattendu et des surprises. Ce petit goût de sourire et de bonne
humeur me fait me délasser après ces journées de labeur. Après tout ce temps
qui file j’ai l’impression d’apprécier l’instant présent. De sentir comme une
onde de passage sur un ton engageant. Oui, j’aime ce lieu et ses gens. Ce côté
jeune et non chaland, toujours disponible toujours souriant, le patron
m’accueille avec des yeux sincères et sourire aux lèvres me raconte sa journée
et nous avons le plaisir de partager quelques anecdotes épicées.
Le plafond haut est
décoré de moulures d’époque, des petits carreaux dessinent des étoiles et des
cercles en bleu et blanc. Le sol un peu usé ne compte plus le nombre de
semelles qui l’ont caressé, les verres cliquettent au son des
« santé » ou encore « tchin- tchin ». Le ton est doux, la
musique des conversations me laisse vagabonder avec mes pensées sur un air de
bohème.
En arrivant la
première fois, je passais comme tous les jours devant sa devanture et en
lançant un regard à travers la vitre, et je me suis dit, et pourquoi pas… Je me
suis posé au comptoir, j’ai laissé mes yeux vagabonder sur le bar, les
bouteilles alignées, les verres en dessous, les pichets de bière et de vin, sa
carte écrite sur un tableau noir. Une écriture fine décrivait les mets et les
« à boire ». Il y avait peu de monde, et j’ai entamé la conversation
sur un air bon enfant avec la serveuse derrière le bar. Nous nous sommes
racontés des petits bouts de nos histoires et puis je m’en suis allé avec dans
le cœur une petite lueur d’amusement, de surprise et de bonheur qui fait tout
le partage. Depuis je passe, repasse et ne m’en lasse toujours pas. C’est
toujours le même endroit les même gens, l’atmosphère y est toujours plaisante et
depuis je fais des rencontres à tour de comptoir ou simplement l’espace d’un
regard. Sans arrière pensée, juste le plaisir simple de partager un moment.
J’ai trouvé mon espace, une place où l’on m’accueille en prononçant mon prénom.
Des serrages de main aux petites pauses clope à l’entrée, il règne en ce lieu
comme une âme de vigueur, le parfum qui fait sourire sans le savoir. Des
habitués ou des gens de passages, entre quotidien délavé ou air de voyage, tout
le monde laisse à l’entrée sa morosité et ses déboires pour entrer le cœur
libre rempli d’espoir.
29 mars 2008
Matin bourguignon
C’est un matin au calme et au silence. La nature se fait
entendre, les oiseaux chantent. Il est 7h15 et déjà le soleil a commencé sa
course. Des nuages doux et gris parsèment le ciel bleu. Les plantes se
réveillent et la rosée recouvre le gazon de fin d’hiver. Il y a des grosses
touffes avec des pissenlits et déjà une abeille ou deux font les premières
tournées de pollen.
Il y a une allée de gravillon qui longe le
mur coté sud-est avec un petit banc de pierre. C’est une pierre de bourgogne massive
dans ses angles et polie par le temps. Des petits trous taillés par la pluie
parsèment sa surface, en y passant la main on peut sentir comme une écorce. Le
soleil envoie ses rayons et une douce chaleur remonte du sol.
C’est une maison en bord de village, entre
deux pâtures et une ferme avec ses vaches et ses tracteurs. Le calme, le
silence, une paix qui se dégage sans pour autant trouver le détail qui donne
toute cette essence. C’est un tout, comme un cocktail, les arômes de chaque parcelle
se mélangent. J’aime sentir le contact sous la main de cette pierre et ferme
les yeux pour sentir les rayons du soleil sous mes paupières. Il y a parfois un
vent frais qui passe comme une caresse, un nuage s’en mêle et voile l’astre, et
pourtant, cette fraîcheur m’envoûte et me berce.
Alors que la cafetière émet quelques
sifflements, j’attends mon heure, entre réveil et songe rêveur, le temps est
suspendu entre deux toiles, les sensations s’animent de l’intérieur. Le chien
est couché sous la table du salon avec sa tête posée entre ses deux pattes, il
lance quelques soupirs avant de fermer les yeux. Aux arômes de café, se mêlent
les odeurs des petits pains au lait qui sortent du four. Les fenêtres laissent
entrer des rayons pour dessiner une mosaïque de lumière sur des tomettes rouges
usées. Il y a ce côté champêtre et tout son charme qui jaillit dans ce lieu.
J’aime y sentir sa douceur et la disposition de ses fleurs, entre un bouquet de
chardon et ses fougères, l’œil se met au vert.
Il y a dans un coin de la cuisine une
armoire haute qui monte jusqu’au plafond, d’un jaune pale, des rebords bleus et
une poignée de fer. J’en sors le sucre, et regarde à l’intérieur. Il y a des
bocaux de confitures, des bouteilles de lait, de la farine, tout un ensemble de
denrées dans des vieux pots décorés à l’ancienne. Ça flirte avec le bon goût et
le rustique de la région, il règne dans tout ce décor des parfums de vieux
temps.
A toi Montbertault qui m’accueille, j’aime
ton atmosphère et ta chaleur, la rudesse de tes pierres n’est qu’une façade
mais à l’intérieur, il y règne une sensation de paix pour l’âme qui me fait me
poser sans en avoir l’air. Aussi j’aime trouver entre tes murs ce temps qui se
suspend de lui-même. Ce doux parfum d’authentique m’enivre, là où les oiseaux
chantent le printemps et la douceur de cette campagne, ce champêtre qu’il est
bon de respirer à toutes heures..
14 mars 2008
Un bon présent ... pour soi...
Tu t’imposes des règles de conduites qui ne sont pas en adéquation avec les relations. Placé quelque chose au dessus de l’amitié c’est se mettre en décalagé direct avec la personne en face. Rien n’empêche de profiter simplement, pourquoi ses attentes ? Tu réagis avec le sérieux d’un homme qui se fait porteur d’une attitude sacré. Mais au fond, le vide éprouvé est à la hauteur de ces instants magiques. Laos t’avais parlé d’un arbre avec ses racines et ses branches. Que la profondeur de ses racines est à l’équivalent de ce qui fait jaillir l’âme. ET pourtant, je me pose la question à l’instant. Les instants présents sont éprouvés, j’ai ressenti l’attente lors de ce concert. La musique nous réunissait. Simplement et sans faire de plan sur la comète. Cette sensation, est une sensation. La réaction vis-à-vis d’elle lui donne un importance qui fausse le jeu à partir du moment où cette carte est posée. Qui décide de la jouer pour envoyer son paquet en l’air ? …
Je trouve cela spontané mais d’une puissance qui me fait finalement peur. Quelle serais tes sensations si jamais tu recevais cette charge ? Cela me donne le tournis rien que d'y penser. Attendre est une notion étrangère au défoulement de l'énergie. Et pourtant le ruisseau à lui un charme incomparable à la chute intense d'une rivière dont le lit s'est brisé... Essayes de te mettre à la place de l’autre... Cela relève d’un exercice qui demande du détachement vis-à-vis de soi. L’égo ne serait il pas de la partie ? La ficelle qui tient la jambe pour ne pas faire le bon pas.
La libération, aujourd’hui tu la trouve dans la quête qui se termine et pour laquelle tu as tout donné. Piètre satisfaction que de sortir l'adieu qui ont bercé les films de ton enfances... Trouves à tempérer si tu souhaites ne pas exploser. Penses à l’équilibre entre les feuilles et les racines. Tu as plus de chance de t’écrire qu’Icare n’a pu comprendre. C’est une chance, entend ces mots. Que la cloche résonne pour laisser le bon écho. Canalises cette envie, tournes là vers d’autres choses. Tu apprendra à disperser de ce fluide qui fait la différence, LA faire trop concentrer donne un coktail très corcé non ? Alors dépoussiéreres tes souvenirs de l'instant et penses mais, n'est ce pas maintenant qu'il faut songer ? et d’accepter l’instant comme il vient. Cette sensation d’attirance est un nectar corcé et fort. Pourquoi ne pas la diluer dans le présent, là, tout de suite… vivre en sentant la musique, les projets, l’appartement et l’écriture… Tango ! Cela sonne comme un cri… qu’avais je à l’oublier ?
23 février 2008
Une danse après le Tango
J’aurai aimé te dire que ce qui compte c’est de partager l’instant, cet instant où je sens une communion dans l’élan, Dans ce qui nous attire pour le beau, l’infini, lorsqu’un regard suffit pour comprendre que c’est maintenant, là sur le temps, comme un flottement avec la source même, celle qui parfois nous manque tellement, celle qui nous tire au-delà de la solitude, au-delà de notre jardin là où rien ne pousse encore, ce vide, ce néant.
10 novembre 2007
Instant Tango
Toi le tango de mes métaphores, le bruit sourd des pas sur
le sol et les claquettes de danse sur le parquet anoblis me font naître comme
une vague soudaine de ressentis. Un hasard qui tend la main entres deux sur un
air bon enfant, la piste accueil un couple qui se dresse comme un navire en
proie à l'océan de leur pensée, le ton est donné, et ainsi en va pied pour
pied. La musique résonne à travers l'onde et les corps se rapprochent, sentant
un peu plus le bruissement du tissu qui frotte, les pas qui s'enlacent et le
moment soudain où deux âmes se rapprochent et chantent dans un même concert de
mouvement, d'un seul battement sourd qui vient de loin. Voilà le récit un peu dénudé de ces quelques instants sur un
air canapé, un putumayo étranger sur des notes latines, le son tranquille d'un
maracas effleuré et le souffle d'un air de blue qui s'enfuit sur des notes
égarées…
Alors surprenant les pensées, comme une pêche dans
l'au-delà, le geste se fait pur et sans intention, au présent comme une ancre
sur l'instant, marquant le temps, Le regard se fait plus intense, une atmosphère
se dégage de ce silence. Jamais soudaineté n'avait parcouru avec autant de
grâce mes veines, avec une telle ardeur contenue qu'on en reste pantin, presque
sonné de tant de sensations qui se déclinent comme une gamme de notes dans le lointain.
L'instant est sur la danse, dans les pas et l'expression de
mes pensées se fait à la va vite, même si pour décrypter la partition de mes
sentiments il faut un certain temps d'adaptation, que mes doigts refreinent
leur envi de parcourir le clavier, comme possédés par un besoin de remplir les
pages blanches. J'écouler un peu de ce fluide qui me vient pour le faire
partager, partage d'un autre goût que celui espéré et pourtant, il suffit d'un
peu de verbe et de volonté pour laisser aller ces sentiments distants qui
marquent le ton d'un instant désespéré…
Hum oui, ça sens le spleen à plein nez, et même si les
sourires et le ton badin peu masqué quelque peu l'onde de ce jour, il reste
dans le fond de mon monde, un endroit inachevé, une tache en suspend que
surprend ma conscience. C'est un goût de réminiscence d'une autre dimension, un
absolu incertain qui tend sa main vers le creux de mon cœur pour y laisser des
notes en bémol, accord mineur sur un ton moqueur.
Ecrire sur l'instant c'est parcourir les dimensions du
présent, de sentir le flot venir et laisser couler, ma foi qu'est ce qu'un
barrage de pensée par rapport au fait de se laisser aller. Remarquer, la
distance est assez mince dans ce qu'on peut laisser échapper par un regard…
C'est un toucher subtil et innocent où l'on ne peut tricher, le ressenti chez
l'un et l'autre de manière partagé, sur un moment de complicité infime qu'il
reste si peu de place pour trancher… pour s'éloigner sans se détacher, c'est
une graine qui se laisse bercer par une terre fertile, comme une imagination
foisonnante emportée par une plume insoupçonnée.
06 octobre 2007
Pensée pour S...
J’ai l’esprit ailleurs, une musique mélancolique aux oreilles, et mes pensées ne peuvent se détacher de toi. J’ai ton sourire dans le cœur, et ce dernier te réclame de toute son âme. J’ai l’impression d’assister aux sanglots d’un être agonisant tellement mon besoin est grand. Je devrais certes m’en détacher, ne plus y penser et vivre le présent comme je le fais si bien en ta compagnie, mais non, je ne peux m'en écarter...
Etrangement
mes espérances se dirigent toutes vers toi, comme des milliers de fils qui se
tendent à ta pensée, j’ai envi de voyager en ta compagnie, de t’emmener dans
des pays lointains, là où tu ne pensera plus à lui, plus à la douleur qui
chaque jour te noircit la voix… j’ai l’impression d’être un baume de vigueur et
de sourire à tes côtés, je te fais du bien tout simplement, mais une fois que
je te dis au revoir, j’ai de nouveau ton absence dans le cœur, cela fait peu de
temps que nous nous ouvrons l’un à l’autre, je songe à nos corps qui dansent, à
la lueur de tes yeux, aux sourires de tes lèvres. Je sens ta douceur qui
transpire en moi, tu m’inspires…. Je souhaite être avec toi pour un instant, là
tout contre toi, te prendre dans mes bras alors que ta joue se pose sur mon
épaule, j’ai envi d’un souffle te faire parcourir le ciel, que les étoiles
chantent pour nous deux, que le destin nous fasse partir à deux vers une vie pleine
de merveilleux.
J’ai cette phrase que je ne t’ai pas envoyé de peur de tout rompre, de te brusquer, de te perdre… toi la rencontre qui a fait changé en moi un écho que je croyais avoir oublié… oui, ça scintille dans mon cœur et tu n’y ai pas étrangère… bien loin de moi, j’ai envi de toi… juste envi de toi…
26 septembre 2007
Instants Matin
Petit air du matin, pour un sourire gratuit, sans prétention, pour le plaisir de partager !
hum, il y a un petit air dans l'air qui me fait chanter,
un murmure du bout des levres en nasillant avec le nez,
Des flots sonnores pour un petit instant perso
Entres les ruelles de mon quartier je laisse des notes
et des sourires au grés des moments sous mes pas légers,
Comme un vent d'automne emportant les odeurs de l'été,
Une fraicheur ravigotante me fait pétiller les yeux
Et le sourire d'une journée ensolleillé qui fait vibrer les cieux !
Alors sur un air plein de gaité, mes pas m'emmenent dans un rêve devenu réalité !!
Dialogue Intérieur
J'appelle au silence, les jambes en tailleur, les yeux fermés, j'en appelle à l'instant présent, aux sensations qui passent et se mêlent à l'atmosphère ambiante. Mes doigts restent de longs moments au dessus du clavier, dans l'attente d'un ordre, d'un mouvement pour déterminer les mots qui m'habitent et qui veulent s'exprimer. Parfois cela passe comme une vague que je tente de suivre en laissant la frénésie des touches m'emporter, se laisser aller, ne rien penser, appeler le silence, que les notes du cœur jaillissent entre ces mots qui remplissent peu à peu une page blanche. J'ai envie de sentir le noyau de cette énergie qui me pousse à agir, ce battement de cœur qui reste un inconnu plein de mystère.
Ecouter sa voix, laisser les questions de côté, ne pas penser ! Rester dans un calme qui guide chaque mouvement, sentir le frisson de l'inspiration à travers la fluidité des mouvements, à qu'il est bon d'écrire ! Et de laisser partager ces mots qui se déposent, je pense à des feuilles se balançant dans le vent de l'automne, tremblant de quitter leurs branches et pourtant un frisson qu'elles ne sauraient retenir les pousse à suivre le destin d'un vol dans le vent, se disséminer à la force universelle, s'assoupir sur le sol
Le départ est un moment qui peut paraître
difficile, et pourtant, je prends ce moment avec aisance comme partie
intégrante d'un tout qui fait ce que je suis. C'est l'abandon d'un être pour un
inconnu à qui il laisse le choix des surprises. Tenter la vie c'est avant tout
aller vers elle, et ce qui bat au fond de notre poitrine, ce métabolisme qui se
combine avec les éléments, que de magie ! Un mot qui me tient à cœur car
rempli de cette grandeur qu'on ne saurait combler avec tous les mots de la
terre. Ce désir d'infini me poursuit comme un vent favorable. Un hymne où je me
sens chanter. C'est s'ouvrir vers le monde qui nous entoure, et laisser le
destin faire son œuvre. Je le sens comme un appel, comme une voie qui
s'illumine à des moments où je laisse aller les sens et mon petit doigt me dit ce
qu'il en est. C'est ainsi qu'il m'arrive de suivre un chemin parfois sinueux,
c'est lorsque l'âme se tait et que je ne sais pas faire silence avec elle. Les
moments de vide sont des havres de paix si toutefois je suis près à les vivre
comme ils sont. Accepter, un mot qui résonne comme une méditation, un appel au
silence, un appel des sens, un appel vers un inconnu qui nous est propre, à
chacun sa voix et son silence.
A vivre des instants de grâce, c'est prendre
conscience d'un bonheur unique, qui ne se produit qu'une fois, une
improvisation que la vie nous amène en dehors du quotidien… et pourtant, je
souris à la pensée que des étrangers liront ces lignes peut être un jour, et
j'imagine penser à tous les schémas que l'on veut bien nous étiqueter. Et pourtant
… il y a dans chaque instant une particularité cachée malgré les apparences.
Malgré ce que l'œil a l'habitude de voir, ou ce que notre connaissance
obscurcit par des mots figés. J'ai la croyance d'un monde ailleurs, d'un monde
qui vit en notre présence comme une onde de bienfaisance. Dans tous changements
que la vie nous apporte, je songe au regard qui fait la différence, à cette
perception qui vient de tous les sens, et de la voix qui nous commente. A
savoir l'accepter c'est aimer un soi qui vient d'un lointain que nul homme ne
saura jamais décrire. Une quête qui prend tout son sens, à chacun de faire son
chemin pour y trouver sa source. C'est ainsi que les mots jaillissent, plein de
vie, de passion débordante, remplissant mes pages blanches d'une encre à jamais
fraîche, car à cet instant, c'est là toute ma vie…
20 septembre 2007
Page Blanche
Se retrouver devant une page blanche, c'est un peu se regarder en face, on a envie de la remplir, de prendre tout l'espace, et pourtant, si peu d'espace blanc qu'il en demeure comme un écho de vide et de profondeur.
Les pages de l'existence se confondent sur le papier, les moments présents, et le convoi de penser ferme peu à peu leurs portes et cloisonne leurs jardins dorés. C'est un flot continue qui se tari l'espace d'un instant, un silence vient, nous sommes au présent. Le fond de l'air atone, et le souffle de ma voix résonne sur un air enivrant, je fredonne.
D'une douceur qui ne se révèle que par moment, parfois j'y songe avec un fond de détresse. Comme un dernier rempart sur un gouffre béant. Un secours qui me fait sourire, mais si fragile que parfois, j'en ai le vertige.